Entre mer, littoral et colline, Marseille est présentée comme un modèle possible de "ville-nature" qui articulerait de manière harmonieuse son développement urbain et son capital naturel. Or cette requalification en "ville-nature" ne va pas sans susciter des tensions environnementales et urbaines que l'ouvrage se propose d'analyser. A partir d'une approche socio-historique originale et d'enquêtes réalisées dans plusieurs quartiers périphériques, l'autrice met en évidence les dynamiques socio-économiques et politiques passées et présentes qui ont modelé et façonnent encore les rapports sociaux à la nature.
Les marges urbaines végétalisées sont ainsi le lieu de nouveaux usages artistiques et culturels, manifestations d'une véritable "movida environnementale" tout en étant également le lieu de pratiques populaires de la nature. Marseille apparaît moins comme l'exemple d'une "ville-nature" que comme celui d'une ville inégalitaire, dont le fonctionnement questionne les rapports sociaux contemporains à la nature.
Au-delà du cas marseillais, cette analyse permet de comprendre comment une ville s'accommode ou résiste aux effets de la fabrique urbaine néolibérale.
Entre mer, littoral et colline, Marseille est présentée comme un modèle possible de "ville-nature" qui articulerait de manière harmonieuse son développement urbain et son capital naturel. Or cette requalification en "ville-nature" ne va pas sans susciter des tensions environnementales et urbaines que l'ouvrage se propose d'analyser. A partir d'une approche socio-historique originale et d'enquêtes réalisées dans plusieurs quartiers périphériques, l'autrice met en évidence les dynamiques socio-économiques et politiques passées et présentes qui ont modelé et façonnent encore les rapports sociaux à la nature.
Les marges urbaines végétalisées sont ainsi le lieu de nouveaux usages artistiques et culturels, manifestations d'une véritable "movida environnementale" tout en étant également le lieu de pratiques populaires de la nature. Marseille apparaît moins comme l'exemple d'une "ville-nature" que comme celui d'une ville inégalitaire, dont le fonctionnement questionne les rapports sociaux contemporains à la nature.
Au-delà du cas marseillais, cette analyse permet de comprendre comment une ville s'accommode ou résiste aux effets de la fabrique urbaine néolibérale.