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Marins, renégats & autres parias. L'histoire d'Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons
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- Nombre de pages310
- PrésentationBroché
- Poids0.29 kg
- Dimensions11,6 cm × 17,0 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-35654-064-5
- EAN9782356540645
- Date de parution26/01/2016
- CollectionContre-attaque
- ÉditeurYpsilon Editeur
- TraducteurPascal Neveu
- PostfacierMatthieu Renault
Résumé
En 1952, en plein maccarthysme, les Services d'Immigration et de Naturalisation américains arrêtent et emprisonnent C. L. R. James à Ellis Island. C'est là que James débute la rédaction de Marins, renégats & autre parias /L'histoire d'Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons. Son interprétation de Melville prolonge une lecture de Moby Dick qui opposait à la volonté totalitaire du capitaine Achab -produit d'un individualisme poussé jusqu'à ses plus extrêmes limites- le pluralisme démocratique, et spécifiquement américain, représenté par le narrateur, Ismaël.
James fait de Achab la figure-type du totalitarisme, celui qui se retourne avec rage contre la civilisation du progrès matériel qui l'a vu naître, dans laquelle il a évolué et dont l'industrie de la chasse à la baleine est le parangon. Achab est pour James le symbole de la folie qui s'est emparé de la civilisation ; c'est un représentant du pouvoir d'autodestruction que recèle la maîtrise scientifique et technique du monde : Achab est un prototype de Hitler et Staline.
Selon James, avoir su dépeindre le type totalitaire tel qu'il allait s'incarner un siècle après fait de Melville -avec Shakespeare, Milton et Cervantes- l'un des rares écrivains qui ont vu le futur et ont su créer un personnage original. Mais si James reprend l'équation Achab=totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie : Ismaël=démocratie... A l'instar des trois seconds du navire le Pequod, Ismaël reste impuissant face à Achab ; il est incapable de résister à sa folie totalitaire...
et il finit par s'y soumettre. Pourquoi est-ce le cas ? Parce qu'Ismaël est un "intellectuel moderne" qui a lui aussi rompu avec la société ; il se définit par son "isolement spirituel", sa répulsion envers le monde, une profonde misère psychologique. Ismaël n'est nullement la négation d'Achab ; c'est bien plutôt son double. En d'autres termes, la prétendue "démocratie américaine" ne peut qu'échouer à combattre le totalitarisme, car cette démocratie menace à tout instant de se renverser en son contraire...
comme le prouve le maccarthysme. Cela signifie-t-il que l'autodestruction de la civilisation est pour James irrémédiable ? Non, car il y a bien dans Moby Dick une force qui s'oppose à Achab : cette force c'est l'équipage du Pequod lui-même ; ce sont ces "marins, renégats et parias"...
James fait de Achab la figure-type du totalitarisme, celui qui se retourne avec rage contre la civilisation du progrès matériel qui l'a vu naître, dans laquelle il a évolué et dont l'industrie de la chasse à la baleine est le parangon. Achab est pour James le symbole de la folie qui s'est emparé de la civilisation ; c'est un représentant du pouvoir d'autodestruction que recèle la maîtrise scientifique et technique du monde : Achab est un prototype de Hitler et Staline.
Selon James, avoir su dépeindre le type totalitaire tel qu'il allait s'incarner un siècle après fait de Melville -avec Shakespeare, Milton et Cervantes- l'un des rares écrivains qui ont vu le futur et ont su créer un personnage original. Mais si James reprend l'équation Achab=totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie : Ismaël=démocratie... A l'instar des trois seconds du navire le Pequod, Ismaël reste impuissant face à Achab ; il est incapable de résister à sa folie totalitaire...
et il finit par s'y soumettre. Pourquoi est-ce le cas ? Parce qu'Ismaël est un "intellectuel moderne" qui a lui aussi rompu avec la société ; il se définit par son "isolement spirituel", sa répulsion envers le monde, une profonde misère psychologique. Ismaël n'est nullement la négation d'Achab ; c'est bien plutôt son double. En d'autres termes, la prétendue "démocratie américaine" ne peut qu'échouer à combattre le totalitarisme, car cette démocratie menace à tout instant de se renverser en son contraire...
comme le prouve le maccarthysme. Cela signifie-t-il que l'autodestruction de la civilisation est pour James irrémédiable ? Non, car il y a bien dans Moby Dick une force qui s'oppose à Achab : cette force c'est l'équipage du Pequod lui-même ; ce sont ces "marins, renégats et parias"...

