Marginaux et marginalité. Les États-Unis aux XVIIIe et XIXe siècles

Par : Danielle Laberge
  • Nombre de pages254
  • PrésentationBroché
  • Poids0.388 kg
  • Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,1 cm
  • ISBN2-7384-5087-3
  • EAN9782738450876
  • Date de parution01/01/1997
  • CollectionLogiques Juridiques
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Les Etats-Unis aux XVIIIe et XIXe siècles. La marginalité et les mesures qu'elle appelle ne sont pas hors de l'histoire, mais au contraire elles s'adaptent, à l'intérieur des plus résistants de leurs paramètres, aux conditions sociales qui prévalent. C'est un partant de cette hypothèse que l'ouvrage examine la mise en place à travers les XVIIIe et XIXe siècles américains, du système contemporain de gestion de ln marginalité.
Trois lignes de forces traversent cette période : spécialisation, étatisation et rationalisation. D'une gestion relativement indistincte de la déviance (pauvreté, folie, criminalité) qui caractérise la période coloniale, on voit à travers le XIXe siècle émerger des catégories de déviants, des institutions particulières pour leur répondre et un savoir particulier visant à la gestion de ces nouveaux problèmes sociaux.
Cette émergence multiforme est encadrée par un Etat dont la participation à la vie sociale va s'accroissant. C'est ainsi qu'au début du XXe siècle, l'ensemble complexe de l'appareil visant à réduire, à contrôler les Problèmes sociaux, a acquis la forme et la logique qu'on lui a connues jusqu'à maintenant. Qu'en sera-t-il d'ici quelques années de cette façon de faire sous l'impact de la remontée de la droite, de la mise à mal de l'Etat-providence.
du retour des mouvements religieux grass root ?
Danielle Laberge a obtenu son Ph. D en criminologie de l'Université de Montréal en 1983. Elle est professeur titulaire au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal. Elle assure la co-direction scientifique de deux groupes de recherche, le Groupe de recherche et d'analyse sur les politiques et les pratiques pénales (GRAPPP) et le Collectif de recherche sur l'itinérance (CRI). Elle travaille depuis quelques années à l'analyse de l'interface entre la psychiatrie et le système pénal et des phénomène de criminalisation de l'itinérance.