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Manhattan espace buccal
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- Nombre de pages68
- PrésentationBroché
- Poids0.16 kg
- Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-87704-161-4
- EAN9782877041614
- Date de parution20/05/2015
- ÉditeurUnes (éditions)
- TraducteurAurélien Galateau
Résumé
Les deux cycles de poèmes réunis dans cette édition sont extraits des recueils morsch, paru en 1996 chez Suhrkamp, et Sondagen, paru en 2002 chez DuMont. Thomas Kling achève "Manhattan Espace Buccal" en mars 1996 ; quatre mois plus tôt, il a fait son premier et unique voyage à New-York pour participer à un festival de slam portoricain du Lower East Side. Peu après le 11 septembre 2001, Kling donne une suite non préméditée à ce cycle : "Manhattan Espace Buccal Deux" est un témoignage instantané, fragmenté, à distance, des attentats qui viennent de frapper New-York et l'Occident.
La compacité granitique du premier poème laisse place à des fragments particulaires, des instantanés saisissants. L'évocation de la ville comme un langage en constante élaboration est brutalement brisée par un attentat que la télévision fait vivre par procuration au monde entier qui assiste médusé à un spectacle d'un genre nouveau. Le monde devient le témoin oculaire de Manhattan. La cendre vole, dans le silence, dans le silence assourdi des mots incessants qui commentent l'image en boucle.
La langue, espace buccal enfoncé en lui-même. Hors de toute extrapolation d'ordre historique, Thomas Kling signe ici la suspension du palimpseste, le flux des hommes soudainement arrêté, remplacé par le flux des commentaires, et l'entrée du monde dans la boucle des images.
La compacité granitique du premier poème laisse place à des fragments particulaires, des instantanés saisissants. L'évocation de la ville comme un langage en constante élaboration est brutalement brisée par un attentat que la télévision fait vivre par procuration au monde entier qui assiste médusé à un spectacle d'un genre nouveau. Le monde devient le témoin oculaire de Manhattan. La cendre vole, dans le silence, dans le silence assourdi des mots incessants qui commentent l'image en boucle.
La langue, espace buccal enfoncé en lui-même. Hors de toute extrapolation d'ordre historique, Thomas Kling signe ici la suspension du palimpseste, le flux des hommes soudainement arrêté, remplacé par le flux des commentaires, et l'entrée du monde dans la boucle des images.

