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Ma nuit à Beyrouth
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- Nombre de pages68
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.112 kg
- Dimensions14,5 cm × 15,5 cm × 0,6 cm
- ISBN979-10-93081-18-2
- EAN9791093081182
- Date de parution04/02/2025
- CollectionLes grands plateaux
- ÉditeurBras nus (Les)
- PostfacierAlain Gresh
Résumé
Il y a une voix, celle de Aida, qui raconte une histoire, l'histoire d'un homme, un danseur libanais qui vit en France et qui vient à Beyrouth visiter ses parents. Il doit refaire son passeport. La voix, celle de Aida, raconte l'attente de l'homme, dans une file, l'homme qui danse, c'est comme ça qu'il s'appelle, puis celle d'une foule, debout, compacte, dans la nuit, au coude à coude, plusieurs nuits, dans le noir, derrière un mur surmonté de barbelés, devant un batiment de l'administration au centre de Beyrouth.
Derrière le mur, chacun attend son ticket, un ticket magique qui lui donnera le droit de pénétrer au delà du mur et dans l'enceinte délivreuse du "sésame", le passeport, garant du "un pied dedans, un pied dehors", car "Au Liban, c'est une question de survie, on ne sait pas ce qui peut encore se passer" dira l'homme qui danse. Et il y a une rencontre. Car le récit de l'homme vient en contrepoint, ravive, la mémoire d'Aida, des souvenirs surgissent, un premier voyage au Liban.
Elle construit son propre récit. Se réapproprie son histoire. Elle l'ingère doucement : un orient rêvé, un voyage en famille, un paysage de guerre sans la guerre, des images d'un pays détruit par 15 années de guerre civile. "Choc des stigmates de la guerre." Elle l'articule maladroitement, à travers quelques mots en Libanais. Portrait en biais d'un Liban aux prises avec la déroute d'un Etat failli, en proie à une crise économique, financière et institutionnelle sans précédent, où la fin de l'année 2024 a par ailleurs ravivé le spectre et la réalité de la guerre, à travers l'invasion et les destructions israéliennes dans le sud Liban.
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Derrière le mur, chacun attend son ticket, un ticket magique qui lui donnera le droit de pénétrer au delà du mur et dans l'enceinte délivreuse du "sésame", le passeport, garant du "un pied dedans, un pied dehors", car "Au Liban, c'est une question de survie, on ne sait pas ce qui peut encore se passer" dira l'homme qui danse. Et il y a une rencontre. Car le récit de l'homme vient en contrepoint, ravive, la mémoire d'Aida, des souvenirs surgissent, un premier voyage au Liban.
Elle construit son propre récit. Se réapproprie son histoire. Elle l'ingère doucement : un orient rêvé, un voyage en famille, un paysage de guerre sans la guerre, des images d'un pays détruit par 15 années de guerre civile. "Choc des stigmates de la guerre." Elle l'articule maladroitement, à travers quelques mots en Libanais. Portrait en biais d'un Liban aux prises avec la déroute d'un Etat failli, en proie à une crise économique, financière et institutionnelle sans précédent, où la fin de l'année 2024 a par ailleurs ravivé le spectre et la réalité de la guerre, à travers l'invasion et les destructions israéliennes dans le sud Liban.
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