Elisabeth Gaskell (1810-1865) fait partie de la talentueuse
cohorte des romancières anglaises du XIXe siècle, aux côtés
de Jane Austen, Charlotte, Emily et Anne Brontë et George
Eliot. Ses romans et nouvelles se distinguent par leur charme,
leur vivacité, leur humour, leur intelligence et même leur
courage, si l'on songe au tollé que soulevèrent au moment de
leur parution certains d'entre eux, jugés beaucoup trop
progressistes par une partie de la bourgeoise d'outre-Manche.
Ma cousine Phillis - Occasion
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- Nombre de pages143
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.207 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,0 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-85197-723-6
- EAN9782851977236
- Date de parution04/05/2012
- ÉditeurL'Herne
- TraducteurBéatrice Vierne
Résumé
"Je lui montrai le chemin du potager. En ce début d'été, il était
riche de promesses, sous forme de légumes et de fruits. Peut-
être n'était-il pas aussi bien soigné que d'autres parties de la
propriété, mais il l'était néanmoins plus que la plupart des
potagers rattachés à une ferme. Il y avait des bordures de
fleurs des deux côtés des sentiers de gravier ; un vieux mur
pour abriter les cultures au nord, contre lequel poussaient de
beaux arbres fruitiers ; le terrain descendait en direction d'une
mare peuplée de poissons à une extrémité, avec de grands
parterres de fraises ; des framboisiers et des rosiers
s'épanouissaient partout où ils trouvaient de la place ; on aurait
dit que tout était planté au hasard.
De longues rangées de petits pois s'étendaient perpendiculairement à l'allée principale, et j'aperçus Phillis penchée au milieu des rames, avant qu'elle ne nous vît. Dès qu'elle entendit crisser nos pas sur le gravier, elle se redressa en s'abritant les yeux du soleil. Elle resta un instant tout à fait immobile, puis s'avança lentement vers nous, rougissant un peu de timidité. Jamais je ne l'avais vue intimidée auparavant.
"Phillis, je te présente M. Holdsworth", dis-je, dès que je lui eus serré la main. Elle leva les yeux vers lui, puis les baissa, plus rouge que jamais, en constatant qu'il ôtait cérémonieusement son chapeau et s'inclinait ; jamais encore on n'avait vu de telles manières à Hope Farm."
De longues rangées de petits pois s'étendaient perpendiculairement à l'allée principale, et j'aperçus Phillis penchée au milieu des rames, avant qu'elle ne nous vît. Dès qu'elle entendit crisser nos pas sur le gravier, elle se redressa en s'abritant les yeux du soleil. Elle resta un instant tout à fait immobile, puis s'avança lentement vers nous, rougissant un peu de timidité. Jamais je ne l'avais vue intimidée auparavant.
"Phillis, je te présente M. Holdsworth", dis-je, dès que je lui eus serré la main. Elle leva les yeux vers lui, puis les baissa, plus rouge que jamais, en constatant qu'il ôtait cérémonieusement son chapeau et s'inclinait ; jamais encore on n'avait vu de telles manières à Hope Farm."














