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Louis Aragon, la théâtralité dans l'oeuvre dernière. "Ce théâtre que je fus que je fuis"

Par : Marjolaine Vallin
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  • Nombre de pages369
  • PrésentationBroché
  • Poids0.41 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,5 cm
  • ISBN2-7475-7819-4
  • EAN9782747578196
  • Date de parution01/01/2005
  • CollectionCritiques littéraires
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Toute l'œuvre de Louis Aragon trahit la tentation du théâtre, depuis les premiers textes de l'enfant jusqu'au dernier roman, Théâtre/Roman, au titre éloquent, en passant par les écrits surréalistes ; cependant c'est le corpus retenu (1953-1981) qui l'actualise dans toute sa diversité et la rend signifiante. Le théâtre s'y inscrit d'abord comme genre, dramatisant la forme comme l'écriture, mais l'œuvre n'imite les codes génériques que pour mieux s'en démarquer : le Théâtre aragonien est avant tout métaphorique et se traduit par la pluralité du sujet, la présence de figures du double, une intertextualité dramatique essentiellement mythique et tragique, enfin un imaginaire baroque. Lyrique, intertextuel et imaginaire, le Théâtre aragonien révèle la théâtralité de l'œuvre dernière qui peut s'analyser comme un moyen pour Aragon de s'inscrire dans son siècle et son époque - marquant ainsi sa modernité -, de renouer avec son passé surréaliste, enfin de réaliser certains aveux grâce aux pouvoirs cathartiques du théâtre. Pourtant, ni les causes du recours au théâtre en 1953 ni l'interprétation de celui-ci ne se laissent cerner facilement en raison de leur plurivocité. Le théâtre est pour Aragon un miroir ou un masque, un refuge ou le signe de sa perte identitaire et de sa folie. Placé sous le signe de la dénégation et de l'ambivalence, le théâtre pour Aragon désigne à la fois ce qu'il fut et ce qu'il fuit comme le dit Théâtre/Roman : objet de répulsion et d'attraction, le Théâtre aragonien est un Théâtre de l'impossible, renouant ainsi avec le rêve mallarméen.