Lettres à un Inconnu. Aux sources de l'expressionnisme

Par : Marianne Werefkin
  • Nombre de pages216
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.315 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN2-252-03498-X
  • EAN9782252034989
  • Date de parution07/01/2005
  • CollectionL'esprit et les formes
  • ÉditeurKlincksieck
  • Commentateur (texte)Gabrielle Dufour-Kowalska

Résumé

A la fois journal intime et expos de thorie esthtique, les Lettres un Inconnu clairent d'un jour nouveau les rapports complexes du couple Werefkin-Jawlensky (injustement clips par le couple mythique de Kandinsky et Gabriele Mnter), en mme temps qu'elles dveloppent une conception de l'art singulirement nouvelle l'poque, centre sur le lyrisme symboliste des couleurs et des formes, conception qui a sans doute dtermin le grand tournant kandinskien de 1910.
Compose entre 1901 et 1905, la correspondance imaginaire de Marianne Werefkin avec l'Inconnu , symbole de son idal artistique, prlude la srie des tableaux rsolument modernes que l'artiste, aprs un silence de dix annes, produira ds 1907 comme une contribution particulirement originale au courant expressionniste europen. Les hautes aspirations de Marianne Werefkin une cration artistique pure, libre du rel et consciente d'elle-mme, qui s'expriment dans les Lettres, tmoignent, tout comme son uvre, du rle de prcurseur de la grande artiste russe dans l'avnement de la modernit picturale en Europe.
Née à Tula (Russie) en 1866, Marianne Werefkin est d'abord l'élève d'Ilja Riépine à Saint-Pétersbourg. En 1896, elle émigre à Munich où elle fonde avec Kandinsky et Jawlensky, son compagnon de vie jusqu'en 1921, la Nouvelle association des artistes de Munich qui ouvrira la voie au " Cavalier bleu ". Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, consacre une partie de ses recherches philosophiques à l'investigation des fondements du monde imaginaire. Elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres, selon un itinéraire concerté, de l'icône traditionnelle aux métaphores oniriques du romantisme allemand, qui annoncent les, " compositions " et " sonorités " de cet art dit " abstrait " que Marianne Werefkin appelait " l'amour-artiste ".