Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir

Par : Guillaume Apollinaire
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  • Nombre de pages465
  • PrésentationBroché
  • Poids0.63 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 3,0 cm
  • ISBN2-07-077260-8
  • EAN9782070772605
  • Date de parution24/02/2005
  • CollectionBlanche
  • ÉditeurGallimard
  • AnnotateurLaurence Campa

Résumé

" 2 décembre au soir [1915]. Mon amour dans l'horreur mystérieuse métallique muette mais non silencieuse à cause des bruits épouvantables des engins qui sifflent geignent éclatent formidablement notre amour est la seule étoile, un ange parfumé qui flotte plus haut que la fumée noire ou jaune des bombes qui explosent. Écris-moi de l'amour, sois-moi ma panthère pour me remettre dans la vie de notre cher amour.
Je pense à ton corps exquis, divinement toisonné, et je prends mille fois ta bouche et ta langue. " Le 2 janvier 1915, Guillaume Apollinaire prend le train en gare de Nice après une permission de quarante-huit heures. Il retourne au 38e régiment d'artillerie de campagne de Nîmes où il fait ses classes. Dans son compartiment, il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès, qui doit embarquer à Marseille.
Les deux voyageurs se plaisent, parlent de poésie, échangent leurs adresses. Trois mois plus tard, Apollinaire envoie du front de Champagne sa première carte postale à Mlle Pagès. Très vite, leurs lettres prennent un tour badin puis fort tendre. Pendant plusieurs semaines, le poète encourage sa " petite fée " à se déclarer : " écrivez-les ces mots qui font que l'on vit ", l'implore-t-il. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d'une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l'amour idéal.
Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l'amoureux, les lettres d'Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie.

L'éditeur en parle

Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l'amoureux, les lettres d'Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie.
Guillaume Apollinaire
Né à Rome en août 1880, Guillaume Apollinaire est mort à Paris en novembre 1918. D’origine polonaise, cet écrivain et poète est l’un des plus importants du début du XXe siècle. Guillaume Apollinaire a étudié au collège Saint-Charles de Monaco puis dans des lycées de Cannes et de Nice. Décrit comme un élève docile, pieux et brillant, ce dernier n’arrive pas à décrocher son baccalauréat. Toutefois, il est titulaire d’un diplôme de sténographie qui lui a valu de travailler en qualité d’employé de banque et de précepteur. Il enchaîne les relations amoureuses avec son lot de déceptions. Ami de Pablo Picasso, André Derain, Paul Gordeaux, Jean Metzinger et Edmond-Marie Poullain. il commence à gagner sa vie avec sa plume, en publiant de nombreuses œuvres poétiques et contes. Sortie en 1913, « Alcools » est l’une des publications les plus connues de Guillaume Apollinaire. Dans ce recueil de poèmes, l’auteur apparaît déchiré et anéanti par ses déceptions amoureuses. Plongez-vous dans cet ouvrage pour découvrir plusieurs aspects de la poésie. Considéré comme l’un des précurseurs du calligramme, il publie l’œuvre « Calligrammes ». C’est l’union entre la singularité de l’écriture et la reproductibilité de la page imprimée. Dans ce livre, il aborde de nombreux thèmes qui vont certainement vous plaire.
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