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Lettres à Gala (1924-1948)

Par : Paul Eluard
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  • Nombre de pages528
  • PrésentationBroché
  • Poids0.535 kg
  • Dimensions14,2 cm × 20,5 cm × 3,6 cm
  • ISBN2-07-070230-8
  • EAN9782070702305
  • Date de parution01/10/1984
  • CollectionBlanche
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Paul Eluard rencontra Helena Dimitrievna Diakonava, qu'il appelait Gala, en décembre 1912, dans un sanatorium suisse où ils soignaient tous deux une atteinte de tuberculose. Ils avaient dix-sept ans. Gala retourna en Russie, revint en 1916. Ils se marièrent en février 1917 et eurent une fille, Cécile, en 1918. Cette correspondance a duré bien au-delà de leur séparation en 1929, jusqu'en 1948, quatre ans avant la mort du poète.
Ni le remariage de Gala avec Dalí, ni celui d'Eluard avec Nusch n'affaiblissent la ferveur qui s'exprime dans ces lettres où un grand poète parle d'amour, physique, intellectuel et enfin "mystique", comme le dit lui-même Paul Eluard. Comme dans toute correspondance, on trouvera dans ces lettres le perpétuel souci du quotidien, de la santé, de l'argent qui manque, mais aussi les achats et les ventes d'objets, de tableaux, les conflits qui secouent le groupe surréaliste.
On y verra, malgré l'abandon de Gala, quelle importance Eluard attache à l'opinion de Dalí, qu'il appelle "la machine à penser" et dont il sollicite les critiques. On y suivra ses relations avec André Breton jusqu'à leur rupture (qu'accompagne cette phrase étrange : "à d'autres la vie bien établie"), ainsi qu'avec René Crevel, son "malheureux ami", Max Ernst (avec une brutale interruption en 1927), Pablo Picasso, Valentine Hugo, René Char, Man Ray...
On y suivra aussi ses démêlés avec Georges Bataille et Albert Skira, les détails de l'"affaire Aragon" et du "procès" de Dalí, la préparation des articles pour les revues (Le Surréalisme a. s. d. l. r. et Minotaure notamment) - et tous les instants qui font respirer une vie, de la " rage incommensurable" lors du bombardement de Guernica jusqu'à cette constatation lorsque la Seconde Guerre approche et qu'il reprend, mobilisé, son nom de Grindel (il se disait le plus vieux lieutenant de France) : "Je deviens un drôle d'homme".
On suivra, pas à pas, à chaque minute, la recherche entêtée de "ce qui ne déshonore pas la poésie". Mais surtout ce sont des lettres où un homme parle d'amour à celle qu'il a aimée "de toute éternité" comme "la lumière fatale de [sa] naissance".
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