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Les Yoruba du Nouveau Monde. Religion, ethnicité et nationalisme noir aux Etats-Unis

Par : Stefania Capone
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  • Nombre de pages395
  • PrésentationBroché
  • Poids0.695 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 3,0 cm
  • ISBN2-84586-703-4
  • EAN9782845867031
  • Date de parution10/01/2006
  • CollectionReligions contemporaines
  • ÉditeurKarthala

Résumé

Depuis les années soixante, les États-Unis connaissent un essor des pratiques religieuses d'origine africaine. Importées par les Cubains qui fuyaient la révolution castriste, les religions afro-cubaines, et notamment la santeria ou Regla de Ocha, ont trouvé un terrain fertile dans un pays secoué par la lutte pour les droits civiques et le nationalisme noir. Le désir de renouer avec leurs origines africaines a mené de nombreux militants du nationalisme culturel afro-américain à s'initier dans ces religions, adoptant des identités religieuses qui se sont métamorphosées, au fil du temps, en identités " ethniques ". Pratiquer la " religion des orisha " équivaut, pour les initiés dans les variantes afro-américaines comme l'orisha-voodoo, à revitaliser la culture yoruba sur le sol américain. Le village d'Oyotunji, fondé en 1970 en Caroline du Sud, est ainsi devenu le symbole du retour à des traditions africaines, mises entre parenthèses par la traite négrière. La redécouverte du culte des ancêtres incarne alors un " panafricanisme rituel " qui permet de rassembler les différentes pratiques religieuses, nouvelle preuve de l'unité de fond de " la culture africaine ". La reconstruction des liens avec les lignages africains représente l'une des principales préoccupations des pratiquants de l'orisha-voodoo, car, à travers eux, il devient possible de donner un sens au rêve d'une " communauté afro-américaine ". Faire que cette communauté existe demande de recomposer une ethnohistoire fragmentée, de remettre ensemble les morceaux éparpillés des deux côtés de l'Atlantique. Pour créer une identité collective, dotée d'une mémoire fondatrice, il faut en souligner la continuité, tout en reléguant dans le passé la tragédie de l'esclavage, marque ultime de discontinuité.