Les violences paysannes sous la Ve République
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- Nombre de pages281
- PrésentationBroché
- Poids0.515 kg
- Dimensions15,6 cm × 23,9 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7178-3683-7
- EAN9782717836837
- Date de parution11/09/1998
- CollectionPolitiques Comparées
- ÉditeurEconomica
Résumé
Les manifestations constituent les premières images qui viennent spontanément à l'esprit, à propos du monde paysan. Pourtant, celles-ci sont mal connues. On a beaucoup écrit sur les transformations du mode de production agricole, de même que sur le syndicalisme ou le vote paysan. Mais on ne s'était pas encore véritablement penché sur les mobilisations revendicatives des agriculteurs. Cet ouvrage comble donc une lacune, en nous éclairant sur l'évolution du répertoire d'action paysan depuis les années soixante.
Qui plus est, il s'inscrit en faux contre les représentations communes qui envisagent les manifestations paysannes sous la figure des jacqueries. A l'inverse, l'auteur soutient la thèse de leur pacification progressive, en appuyant sa démonstration sur des sources diverses (presse générale et professionnelle, archives des syndicats agricoles, entretiens, etc.).
Ainsi apprend-on que les agriculteurs ne constituent pas tant un " monde à part ", dont l'exceptionnalité serait cautionnée par une certaine impunité. Pris dans des logiques d'interdépendance, les paysans sont d'autant plus containts d'éviter la violence qu'ils sont devenus minoritaires. La montée en puissance des réprobations à l'encontre des méthodes dures ainsi que l'obligation nouvelle, pour les syndicats agricoles, de contracter des alliances avec d'autres pans de la société, jouent dans le sens d'une injonction à la modération. Ces facteurs externes s'ajoutent à des transformations socio-économiques qui avaient déjà été porteuses d'un affaissement des dispositions paysannes à la violence. De nombreux éléments concourent donc à la modération des manifestations agricoles.
Les manifestations constituent les premières images qui viennent spontanément à l'esprit, à propos du monde paysan. Pourtant, celles-ci sont mal connues. On a beaucoup écrit sur les transformations du mode de production agricole, de même que sur le syndicalisme ou le vote paysan. Mais on ne s'était pas encore véritablement penché sur les mobilisations revendicatives des agriculteurs. Cet ouvrage comble donc une lacune, en nous éclairant sur l'évolution du répertoire d'action paysan depuis les années soixante.
Qui plus est, il s'inscrit en faux contre les représentations communes qui envisagent les manifestations paysannes sous la figure des jacqueries. A l'inverse, l'auteur soutient la thèse de leur pacification progressive, en appuyant sa démonstration sur des sources diverses (presse générale et professionnelle, archives des syndicats agricoles, entretiens, etc.).
Ainsi apprend-on que les agriculteurs ne constituent pas tant un " monde à part ", dont l'exceptionnalité serait cautionnée par une certaine impunité. Pris dans des logiques d'interdépendance, les paysans sont d'autant plus containts d'éviter la violence qu'ils sont devenus minoritaires. La montée en puissance des réprobations à l'encontre des méthodes dures ainsi que l'obligation nouvelle, pour les syndicats agricoles, de contracter des alliances avec d'autres pans de la société, jouent dans le sens d'une injonction à la modération. Ces facteurs externes s'ajoutent à des transformations socio-économiques qui avaient déjà été porteuses d'un affaissement des dispositions paysannes à la violence. De nombreux éléments concourent donc à la modération des manifestations agricoles.

