Les paysans indiens tzotzil de l'Etat du Chiapas, à l'extrême sud du Mexique, sont un des peuples qui peuvent encore aujourd'hui s'affirmer comme descendants des Maya historiques dont la brillante civilisation domina ces régions durant environ le premier millénaire de notre ère. Repoussés par les conquérants espagnols sur les terres les plus pauvres, asservis, interdits de culture ide leur culture), les Tzotzils n'ont dû qu'à leur vigoureuse organisation communautaire d'avoir réussi, malgré cinq cents ans de domination, à sauvegarder une identité spécifique leur permettant de continuer à s'affirmer comme peuple.
Parce qu'ils n'ont pu le faire que dans l'oralité, certains voudraient les y enfermer définitivement en les condamnant en fait à l'écrasement et à la disparition. Mais les Tzotzil ont décidé d'écrire pour mieux résister et ils l'ont fait dans leur langue, pour leur peuple. Ce sont quelques-unes de leurs premières créations littéraires qu'André Aubry a voulu nous faire connaître en rassemblant ces cinq récits.
Trois de ces récits sont des souvenirs consignés au soir d'une vie par des anciens, pour renforcer la mémoire du village et pour célébrer la vie tzotzil.
Les paysans indiens tzotzil de l'Etat du Chiapas, à l'extrême sud du Mexique, sont un des peuples qui peuvent encore aujourd'hui s'affirmer comme descendants des Maya historiques dont la brillante civilisation domina ces régions durant environ le premier millénaire de notre ère. Repoussés par les conquérants espagnols sur les terres les plus pauvres, asservis, interdits de culture ide leur culture), les Tzotzils n'ont dû qu'à leur vigoureuse organisation communautaire d'avoir réussi, malgré cinq cents ans de domination, à sauvegarder une identité spécifique leur permettant de continuer à s'affirmer comme peuple.
Parce qu'ils n'ont pu le faire que dans l'oralité, certains voudraient les y enfermer définitivement en les condamnant en fait à l'écrasement et à la disparition. Mais les Tzotzil ont décidé d'écrire pour mieux résister et ils l'ont fait dans leur langue, pour leur peuple. Ce sont quelques-unes de leurs premières créations littéraires qu'André Aubry a voulu nous faire connaître en rassemblant ces cinq récits.
Trois de ces récits sont des souvenirs consignés au soir d'une vie par des anciens, pour renforcer la mémoire du village et pour célébrer la vie tzotzil.