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Les savoirs de l'ombre. La surveillance militaire des populations aux Etats-Unis (1900-1941)
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- Nombre de pages348
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.64 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-7132-2720-2
- EAN9782713227202
- Date de parution22/03/2018
- CollectionEn temps et lieux
- ÉditeurEHESS
Résumé
A la veille de la Première Guerre mondiale, le renseignement militaire étasunien, jusque-là préoccupé d'affrontements lointains, bascule sur le terrain intérieur. En quelques mois, de puissants appareils se déploient discrètement sur le territoire pour identifier et suivre ceux qui, au titre de leurs activités, de leurs engagements ou simplement de leurs opinions, sont jugés hostiles à la mobilisation nationale.
Cette surveillance ne s'interrompra plus : au sortir du conflit, au nom des impératifs de la guerre "moderne", l'ensemble de la population devient un problème militaire justifiant sa perpétuation. Grâce à une vertigineuse plongée dans les archives, procédant par le biais d'une ethnographie historique, Alexandre Rios-Bordes nous entraîne au coeur des administrations clandestines. Il nous fait voir, par-dessus l'épaule de ceux qui épient, une entreprise complexe, traversée de tensions éthiques, pratiques, intellectuelles et politiques.
Il déchiffre les logiques à l'oeuvre dans cet effort d'accumulation de savoirs sur les populations et retrace ainsi l'institutionnalisation d'une surveillance d'Etat au coeur du système démocratique contemporain.
Cette surveillance ne s'interrompra plus : au sortir du conflit, au nom des impératifs de la guerre "moderne", l'ensemble de la population devient un problème militaire justifiant sa perpétuation. Grâce à une vertigineuse plongée dans les archives, procédant par le biais d'une ethnographie historique, Alexandre Rios-Bordes nous entraîne au coeur des administrations clandestines. Il nous fait voir, par-dessus l'épaule de ceux qui épient, une entreprise complexe, traversée de tensions éthiques, pratiques, intellectuelles et politiques.
Il déchiffre les logiques à l'oeuvre dans cet effort d'accumulation de savoirs sur les populations et retrace ainsi l'institutionnalisation d'une surveillance d'Etat au coeur du système démocratique contemporain.


