Les restes de l'épée. Les arméniens cachés et islamisés de Turquie

Par : Laurence Ritter, Max Sivaslian
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  • Nombre de pages250
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.32 kg
  • Dimensions15,0 cm × 20,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-919131-04-4
  • EAN9782919131044
  • Date de parution01/03/2012
  • ÉditeurThaddée (Editions)

Résumé

Les restes de l'épée, curieuse expression. C'est pourtant ainsi qu'on désigne de façon péjorative en Turquie, les Arméniens, femmes et enfants enlevés et islamisés, qui ont échappé au génocide de 1915. Si l'entreprise d'extermination s'avéra d'une sinistre efficacité, le bilan approche 1,5 million victimes sur une population évaluée à environ 2 millions d'individus, une catégorie de survivants dont le nombre est difficile à évaluer a réussi à rester sur les territoires ancestraux, dans l'actuelle partie Est de la Turquie, au prix de leur conversion à l'islam.

Qui sont ces survivants ? Pour la plupart des femmes qui ont été enlevées par les tribus kurdes et qui ont été islamisées (les Arméniens sont chrétiens), de jeunes enfants des deux sexes, des Arméniens qui se sont convertis en famille à l'islam, enfin, de rares Arméniens restés chrétiens qui se sont cachés ou qui ont été sauvés par quelques tribus kurdes secourables. Très souvent, ces Arméniens islamisés ou cachés se sont mariés entre eux.

Durant des décennies, abandonnés de tous, dans des contrées lointaines où ils étaient souvent coupés du monde, ils ont observé la règle élémentaire de survie : le silence. Près d'un siècle plus tard, les descendants de ces survivants commencent à peine à desserrer l'étau du secret.
Diplômée en Lettres à la Sorbonne, de l'IEP de Grenoble et titulaire d'un doctorat à l'EHESS, Laurence Ritter est sociologue et journaliste. Elle a longtemps vécu en Arménie en tant que correspondante de RFI (Radio France International) et du magazine Les Nouvelles d'Arménie. Elle a publié La longue marche des Arméniens aux éditions Robert Laffont en 2007. A l'âge de 20 ans, en 1974 Max Sivaslian part réaliser des reportages photographiques aux quatre coins de la planète.
Au début du confit du Karabakh en 1992, il est reporter sur le front pour les agences Sygma et SIPA. Il est l'auteur de plusieurs livres, notamment du Jardin Noir, récit de guerre, aux Editions CAPE en 2001, de Mon Yerevan et de Ils sont assis, un ouvrage consacré aux prisons et à la vie carcérale en Arménie.