Les patriarches

Par : Anne Berest

Disponible d'occasion :

Définitivement indisponible
Cet article ne peut plus être commandé sur notre site (ouvrage épuisé ou plus commercialisé). Il se peut néanmoins que l'éditeur imprime une nouvelle édition de cet ouvrage à l'avenir. Nous vous invitons donc à revenir périodiquement sur notre site.
  • Nombre de pages315
  • PrésentationBroché
  • FormatPoche
  • Poids0.214 kg
  • Dimensions10,8 cm × 17,8 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-7578-3436-7
  • EAN9782757834367
  • Date de parution26/09/2013
  • CollectionPoints
  • ÉditeurPoints

Résumé

Effacée, mal dans sa peau, toujours vierge à vingt-deux ans, Denise n'a ni amis ni téléphone portable. Fille d'un acteur de cinéma mort d'overdose, elle vit dans l'ombre de cet homme fantasque et s'interroge : pourquoi a-t-il disparu durant de longs mois alors qu'elle n'avait que six ans ? Son obsession de la vérité la conduit jusqu'à Gérard, un expert en art qui connaissait bien son père en 1985.
Mais en voulant déterrer le passé, Denise risque d'y laisser son innocence...
Effacée, mal dans sa peau, toujours vierge à vingt-deux ans, Denise n'a ni amis ni téléphone portable. Fille d'un acteur de cinéma mort d'overdose, elle vit dans l'ombre de cet homme fantasque et s'interroge : pourquoi a-t-il disparu durant de longs mois alors qu'elle n'avait que six ans ? Son obsession de la vérité la conduit jusqu'à Gérard, un expert en art qui connaissait bien son père en 1985.
Mais en voulant déterrer le passé, Denise risque d'y laisser son innocence...

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

2.5/5
sur 2 notes dont 1 avis lecteur
Un père en question
Denise a 22 ans lorsqu'elle découvre le monde du travail pour un job d'été auprès du photographe Bertand Quentin d'Aumal, l'amour et le sexe, mais la drogue aussi auprès de sa mère Matilda et de ses nouvelles rencontres. Mais ce qui l'intéresse par dessus tout est de découvrir une partie cachée du passé de son père, Patrice Maisse, acteur sans succès des années 80, mort d'une overdose en 1999. " Patrice était un être réel qui se pensait construit comme un être de fiction, il était nourri d'un spectacle, qui ressemblait à sa vie, mais dont la dimension était différente." Pour cela, elle rencontre Gérard Rambert, un marchand d'art qui a bien connu son père pendant cette période mystérieuse de 1985. Le livre se décompose en deux parties assez inégales. Les deux premiers tiers du livre sont consacrés à l'enquête de Denise et à son apprentissage. La seconde partie lèvera le mystère sur ces fameux mois de l'année 85, tout en révélant aussi des évènements qui vont éclairer la personnalité de Denise. La première partie semble souvent un verbiage creux, servi dans un style parlé peu littéraire. Les personnages sont soit des précieux ridicules comme le photographe ou des déviants, des drogués, des prétentieux misogynes. " Comment cette provinciale à moitié laide, à moitié bien roulée, pouvait-elle refuser son invitation?" La dernière partie se révèle être une vision éclairée des centres de désintoxication du Patriarche, Lucien Engelmajer. Ces centres reconnus par l'Etat, créés en 1972, soignaient les toxicomanes par des méthodes naturelles et par intégration dans du travail collectif. En 1995, cette organisation qui prétend même guérir le sida, est reconnue pour ses dérives sectaires. Le milieu des artistes pervertis des années 60 à 80 peut me séduire quand l'auteur traite leurs dérives avec humilité et psychologie mais j'ai du mal à le supporter quand ceux-ci sont imbus de leur personne et enclin à se gausser de ceux qu'ils considèrent plus faibles comme les femmes, les personnes différentes. Cependant, rêveurs et utopiques, ils ne se sont pas souciés de leur génération future. " Cette descendance gâtée, amoureuse d'elle-même, couvée par une génération écrasée par la guerre, n'avait pas su quoi faire de la suivante." Le ton est ici caustique, les récits peuvent être crus et les pensées vulgaires mais je reconnais que cela est nécessaire afin que l'auteur colle à son sujet. La seconde partie est plus intéressante puisqu'elle dénonce une organisation ambiguë qui a certes soigné de nombreux toxicomanes mais qui a dévié, justement vers 1985, de son but humaniste pour se tourner vers le profit facile de l'endoctrinement sectaire. L'ensemble donne un roman déséquilibré où l'atmosphère malsaine est assez pesante.
Denise a 22 ans lorsqu'elle découvre le monde du travail pour un job d'été auprès du photographe Bertand Quentin d'Aumal, l'amour et le sexe, mais la drogue aussi auprès de sa mère Matilda et de ses nouvelles rencontres. Mais ce qui l'intéresse par dessus tout est de découvrir une partie cachée du passé de son père, Patrice Maisse, acteur sans succès des années 80, mort d'une overdose en 1999. " Patrice était un être réel qui se pensait construit comme un être de fiction, il était nourri d'un spectacle, qui ressemblait à sa vie, mais dont la dimension était différente." Pour cela, elle rencontre Gérard Rambert, un marchand d'art qui a bien connu son père pendant cette période mystérieuse de 1985. Le livre se décompose en deux parties assez inégales. Les deux premiers tiers du livre sont consacrés à l'enquête de Denise et à son apprentissage. La seconde partie lèvera le mystère sur ces fameux mois de l'année 85, tout en révélant aussi des évènements qui vont éclairer la personnalité de Denise. La première partie semble souvent un verbiage creux, servi dans un style parlé peu littéraire. Les personnages sont soit des précieux ridicules comme le photographe ou des déviants, des drogués, des prétentieux misogynes. " Comment cette provinciale à moitié laide, à moitié bien roulée, pouvait-elle refuser son invitation?" La dernière partie se révèle être une vision éclairée des centres de désintoxication du Patriarche, Lucien Engelmajer. Ces centres reconnus par l'Etat, créés en 1972, soignaient les toxicomanes par des méthodes naturelles et par intégration dans du travail collectif. En 1995, cette organisation qui prétend même guérir le sida, est reconnue pour ses dérives sectaires. Le milieu des artistes pervertis des années 60 à 80 peut me séduire quand l'auteur traite leurs dérives avec humilité et psychologie mais j'ai du mal à le supporter quand ceux-ci sont imbus de leur personne et enclin à se gausser de ceux qu'ils considèrent plus faibles comme les femmes, les personnes différentes. Cependant, rêveurs et utopiques, ils ne se sont pas souciés de leur génération future. " Cette descendance gâtée, amoureuse d'elle-même, couvée par une génération écrasée par la guerre, n'avait pas su quoi faire de la suivante." Le ton est ici caustique, les récits peuvent être crus et les pensées vulgaires mais je reconnais que cela est nécessaire afin que l'auteur colle à son sujet. La seconde partie est plus intéressante puisqu'elle dénonce une organisation ambiguë qui a certes soigné de nombreux toxicomanes mais qui a dévié, justement vers 1985, de son but humaniste pour se tourner vers le profit facile de l'endoctrinement sectaire. L'ensemble donne un roman déséquilibré où l'atmosphère malsaine est assez pesante.
La carte postale
5/5
4.8/5
Anne Berest
Poche
9,90 €
Finistère
5/5
Anne Berest
Grand Format
23,90 €
Finistère
5/5
Anne Berest
E-book
12,99 €
Gabriële
4/5
Anne Berest, Claire Berest
Poche
9,40 €
Les patriarches
2.5/5
Anne Berest
Poche
8,70 €
La fille de son père
3/5
3.5/5
Anne Berest
E-book
6,49 €
Sagan 1954
Anne Berest
Poche
7,90 €