Après Forcenés et L'invention de l'écriture, deux essais en prose poétique, Philippe Bordas a publié trois romans : Chant furieux, Coeur-Volant et Cavalier noir. Le célibataire absolu, son essai consacré à Carlo Emilio Gadda, a été lauréat du prix Italiques 2024, du prix Michel Dard 2024, du prix Louis Barthou de l'Académie française 2023 et du Grand Prix de la critique littéraire 2022. Philippe Bordas a également obtenu le prix Nadar pour l'ouvrage photographique L'Afrique à poings nus (Seuil, 2004).
Les Parrhésiens
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- Nombre de pages453
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.46 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 3,1 cm
- ISBN978-2-07-311143-2
- EAN9782073111432
- Date de parution17/04/2025
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Rabelais nommait Parrhésiens les vrais Parisiens, ceux dotés de la forte parole et du courage de tout jeter à la face d'autrui. Il fut un temps, pas si lointain, où les habitants de Paris ne parlaient pas le français actuel, si exsangue et dilué, mais cette langue de forte sève célébrée par Rabelais. Ces spécimens d'ancienne roche avaient vu le jour dans les quartiers populaires et grandi sur les berges de Seine.
D'année en année, la hausse des loyers les avait repoussés aux banlieues limitrophes, boutés hors des beaux immeubles où s'étaient installés de nouveaux venus, riches en capitaux, mais de pauvre langage. Un jour, par hasard, alors que je pensais ces Parrhésiens disparus à jamais et leur langue évanouie pour toujours, j'avais découvert, dans une ruelle de Montparnasse, un repaire de grandes gueules et de crache-feu où les vieux bisons revenaient à la nuit tombée, tels les zombies sortis de terre des films de John Carpenter".
D'année en année, la hausse des loyers les avait repoussés aux banlieues limitrophes, boutés hors des beaux immeubles où s'étaient installés de nouveaux venus, riches en capitaux, mais de pauvre langage. Un jour, par hasard, alors que je pensais ces Parrhésiens disparus à jamais et leur langue évanouie pour toujours, j'avais découvert, dans une ruelle de Montparnasse, un repaire de grandes gueules et de crache-feu où les vieux bisons revenaient à la nuit tombée, tels les zombies sortis de terre des films de John Carpenter".










