Anne-Denes Martin est née à Brest dans une famille de marins. Après des études de lettres classiques et un doctorat d'Etat en littérature française, elle publie un Tristan Corbière ou l'aventure marine, et collabore à une Histoire littéraire et culturelle de la Bretagne (Champion, 1987). Actuellement Anne-Denes Martin enseigne la littérature contemporaine au département "Information-communication" de l'Université de Bordeaux III.
Les ouvrières de la mer. Histoire des sardinières du littoral breton
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- Nombre de pages195
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.275 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
- ISBN2-7384-2300-0
- EAN9782738423009
- Date de parution20/01/1994
- CollectionChemins de la mémoire
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Dans un récit plein de verve, Anne-Denes Martin raconte l'histoire des sardinières de Douarnenez. De beaux destins de femmes ! Si elles n'ont pas laissé de trace dans les dictionnaires, elles ont, en revanche, contribué à façonner la civilisation du littoral. A douze ans, souvent dix pour les fillettes nées avant la Première Guerre mondiale, elles prennent le chemin de l'usine. Alors, pour rendre le travail supportable, elles inventent leurs propres valeurs : la dextérité qui leur vaut d'être reconnues par la communauté comme de "grandes ouvrières", le chant pour se tenir éveillées.
Car les journées sont longues : treize à quatorze heures en pleine saison, sans compter les filets à ramender, les vêtements de pêche à entretenir et la tenue du foyer. Des "battantes" avant la lettre. En 1924, les sardinières étaient plus de 10 000 sur tout le littoral breton ; 2 000 à Douarnenez, et presque autant à faire grève. Bien sûr, cette histoire dépasse leur propre destin. Elle les met en relation avec d'autres acteurs : usiniers, élus politiques.
Elle découvre le poids de la religion, l'importance de la communauté, éclaire leurs rapports aux hommes, à l'argent, au travail...
Car les journées sont longues : treize à quatorze heures en pleine saison, sans compter les filets à ramender, les vêtements de pêche à entretenir et la tenue du foyer. Des "battantes" avant la lettre. En 1924, les sardinières étaient plus de 10 000 sur tout le littoral breton ; 2 000 à Douarnenez, et presque autant à faire grève. Bien sûr, cette histoire dépasse leur propre destin. Elle les met en relation avec d'autres acteurs : usiniers, élus politiques.
Elle découvre le poids de la religion, l'importance de la communauté, éclaire leurs rapports aux hommes, à l'argent, au travail...





