Les mouvements indiens en Equateur. Mobilisations protestataires et démocratie

Par : Julie Massal

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  • Nombre de pages476
  • PrésentationBroché
  • Poids0.64 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 3,0 cm
  • ISBN2-84586-600-3
  • EAN9782845866003
  • Date de parution01/03/2005
  • CollectionScience politique comparative
  • ÉditeurKarthala

Résumé

La question du rôle des mouvements sociaux en démocratie invite à porter le regard au-delà des limites de la seule Europe. A l'heure où les altermondialistes, en France notamment, s'interrogent sur le débouché politique de leur action, les mouvements indiens en Amérique latine ont d'ores et déjà tenté de surmonter le dilemme de la mobilisation sociale protestataire et de la participation à la décision politique. Contrairement aux zapatistes du Mexique, les mouvements indiens équatoriens entreprennent la conquête du pouvoir, avec le soutien d'autres acteurs sociaux, sans renoncer à la contestation politique. Conjuguant l'opposition dans la nie et la présence au sein des instances nationales dans la représentation, ils iront même jusqu'à tisser une insolite alliance avec l'armée lors du coup d'Etat de janvier 2000 et à participer au gouvernement en 2003. Ces initiatives qui ont ravivé les dissensions internes sur La stratégie de prise du pouvoir se soldent par un bilan mitigé qui laisse augurer de nouvelles formes de mobilisation. En Equateur, comme dans d'autres pays latino-américains, les mouvements indiens ont revendiqué, depuis le début de la décennie 1980, une double reconnaissance politique des populations autochtones: la reconnaissance non seulement de leur rôle social et économique mais également du pluralisme culturel. A la faveur de leurs mobilisations, ils ont suscité une refondation politique de l'Etat-nation et un approfondissement de la démocratie, appelée à devenir participative. La profonde crise politique et économique qui affecte le continent, des Andes à l'Argentine, depuis la fin des années 1990, conduit les mouvements indiens à s'engager dans une lutte en faveur de la souveraineté des États, à l'encontre du modèle de développement néolibéral. Leur combat pour un élargissement de la démocratie à l'échelle nationale intègre désormais une dimension transnationale des enjeux. En témoigne la convergence des mouvements indiens et des altermondialistes latino-américains lors du premier Forum social des Amériques réuni à Quito en 2004.
La question du rôle des mouvements sociaux en démocratie invite à porter le regard au-delà des limites de la seule Europe. A l'heure où les altermondialistes, en France notamment, s'interrogent sur le débouché politique de leur action, les mouvements indiens en Amérique latine ont d'ores et déjà tenté de surmonter le dilemme de la mobilisation sociale protestataire et de la participation à la décision politique. Contrairement aux zapatistes du Mexique, les mouvements indiens équatoriens entreprennent la conquête du pouvoir, avec le soutien d'autres acteurs sociaux, sans renoncer à la contestation politique. Conjuguant l'opposition dans la nie et la présence au sein des instances nationales dans la représentation, ils iront même jusqu'à tisser une insolite alliance avec l'armée lors du coup d'Etat de janvier 2000 et à participer au gouvernement en 2003. Ces initiatives qui ont ravivé les dissensions internes sur La stratégie de prise du pouvoir se soldent par un bilan mitigé qui laisse augurer de nouvelles formes de mobilisation. En Equateur, comme dans d'autres pays latino-américains, les mouvements indiens ont revendiqué, depuis le début de la décennie 1980, une double reconnaissance politique des populations autochtones: la reconnaissance non seulement de leur rôle social et économique mais également du pluralisme culturel. A la faveur de leurs mobilisations, ils ont suscité une refondation politique de l'Etat-nation et un approfondissement de la démocratie, appelée à devenir participative. La profonde crise politique et économique qui affecte le continent, des Andes à l'Argentine, depuis la fin des années 1990, conduit les mouvements indiens à s'engager dans une lutte en faveur de la souveraineté des États, à l'encontre du modèle de développement néolibéral. Leur combat pour un élargissement de la démocratie à l'échelle nationale intègre désormais une dimension transnationale des enjeux. En témoigne la convergence des mouvements indiens et des altermondialistes latino-américains lors du premier Forum social des Amériques réuni à Quito en 2004.