Les Memoires D'Un Enfant De La Savoie. Les Carnets D'Un Petit Colporteur, 2eme Edition

Par : Claude Genoux
Formats :
  • Nombre de pages346
  • PrésentationRelié
  • Poids0.51 kg
  • Dimensions14,3 cm × 21,4 cm × 3,0 cm
  • ISBN2-84206-082-2
  • EAN9782842060824
  • Date de parution01/06/1998
  • Collectioncarnets de vie
  • ÉditeurFontaine de Siloé (La)

Résumé

" Comme ces oiseaux voyageurs qui ne se montrent guère qu'aux neiges de l'hiver, aux premières fleurs du printemps, les Savoisiens ont aussi leurs migrations périodiques. Dès que la dernière récolte est rentrée et que les neiges commencent à blanchir le sommet des montagnes, les enfants des familles pauvres vont chercher le travail sous un ciel moins rigoureux ; ils courent, en chantant, après la fortune. La fortune va plus vite qu'eux. [...] [...] Vers la fin de novembre 1818, une troupe d'enfants de la Tarentaise, vallée haute et profonde, la plus pittoresque de la Savoie, descendait en France, sous la conduite de quelques parents, la plupart maîtres ramoneurs ou marchands ambulants, courant les foires et les marchés. " (extrait)
Né à Albertville le 19 mars 1811, Claude Genoux prend à huit ans la route de Paris. En chemin il ramone et mendie. Dans la capitale, un orphelinat l'accueille. A quatorze ans, on le retrouve à Rome, puis mousse dans la marine sarde, blessé au cours d'un combat naval contre les Barbaresques. Guéri, il reprend la balle pour Chambéry, Paris, le Languedoc ; puis il embarque comme cuisinier sur un bateau de l'expédition d'Alger en 1830. [...]. [...] Ses convictions le ramènent à Chambéry. Il vient soutenir Nicolas Parent, fondateur et rédacteur du Patriote savoisien (1850-1851). Ses espoirs dans le libéralisme savoyard déçus, il regagne Paris. Mais la police de Louis-Napoléon veille. Elle l'expulse fin 1851. De retour à Albertville, il consacre ses loisirs forcés à la rédaction de son Histoire de la Savoie depuis la domination romaine jusqu'à nos jours (1852), un ouvrage riche, ouvert aux idées nouvelles et favorable au rattachement à la France et au percement du Mont-Cenis. Il y confirme la vaste culture qui a fait le succès des Mémoires et les a portées au sommet de la littérature. Dernière image parisienne : il cire les chaussures boulevard de Sébastopol. Et se suicide en forêt de Ville-d'Avray en 1874. Lucien CHAVOUTIER