Brigitte Labbé est écrivain. Pierre-François Dupont-Beurier (titres 26 à 40) est professeur agrégé de philosophie. Michel Puech (titres 1 à 25) est maître de conférences en philosophie à la Sorbonne.
Les machines et les hommes
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- Nombre de pages42
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.178 kg
- Dimensions13,2 cm × 18,8 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-7459-5531-9
- EAN9782745955319
- Date de parution13/03/2013
- CollectionLes goûters Philo
- ÉditeurMilan (Editions)
- IllustrateurJacques Azam
Résumé
Les animaux n'ont pas le choix : soit ils trouvent dans la nature tout ce dont ils ont besoin, soit ils périssent. L'homme, lui, a ceci de spécifique qu'il n'est pas adapté à la nature, mais qu'il adapte la nature à ses besoins. Il transforme le monde pour le rendre habitable. Aujourd'hui, les premiers outils inventés ont cédé la place à des machines de plus en plus performantes : au cours d'une journée, nous ne faisons que quitter une machine pour en retrouver une autre - voiture, ordinateur, téléphone portable, télévision...
Si les hommes inventent des machines pour diminuer la pénibilité physique du travail, pour augmenter l'efficacité de leurs actions et, de manière générale, pour rendre leur existence plus confortable, l'invention ne va-t-elle pas finir par se retourner contre l'inventeur ? Il y a une grande différence entre travailler avec des outils et travailler avec des machines. Si l'artisan reste le guide et l'âme de ses propres gestes, l'ouvrier, lui, est contraint de se soumettre aux rythmes qu'imposent les machines.
Et, que signifie pour l'individu contemporain d'être environné par des machines dont il ne comprend pas les mécanismes ? Incapables de se représenter le fonctionnement interne d'un ordinateur, le principe de cuisson d'un four à micro-ondes ou le processus par lequel une centrale nucléaire produit de l'énergie, ne sommes-nous pas placés dans une nouvelle situation de dépendance ? Fondamentalement, l'homme n'est-il pas devenu ivre de sa puissance technique ?
Si les hommes inventent des machines pour diminuer la pénibilité physique du travail, pour augmenter l'efficacité de leurs actions et, de manière générale, pour rendre leur existence plus confortable, l'invention ne va-t-elle pas finir par se retourner contre l'inventeur ? Il y a une grande différence entre travailler avec des outils et travailler avec des machines. Si l'artisan reste le guide et l'âme de ses propres gestes, l'ouvrier, lui, est contraint de se soumettre aux rythmes qu'imposent les machines.
Et, que signifie pour l'individu contemporain d'être environné par des machines dont il ne comprend pas les mécanismes ? Incapables de se représenter le fonctionnement interne d'un ordinateur, le principe de cuisson d'un four à micro-ondes ou le processus par lequel une centrale nucléaire produit de l'énergie, ne sommes-nous pas placés dans une nouvelle situation de dépendance ? Fondamentalement, l'homme n'est-il pas devenu ivre de sa puissance technique ?





















