OFFRE LISEUSES

Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin

Les Jacobins. Une traduction des principes de Jean-Jacques Rousseau

Par : Julien Boudon
Formats :
Actuellement indisponible
Cet article est actuellement indisponible, il ne peut pas être commandé sur notre site pour le moment. Nous vous invitons à vous inscrire à l'alerte disponibilité, vous recevrez un e-mail dès que cet ouvrage sera à nouveau disponible.
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Nombre de pages760
  • PrésentationBroché
  • Poids1.065 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 3,4 cm
  • ISBN2-275-02683-5
  • EAN9782275026831
  • Date de parution27/06/2006
  • CollectionBibliothèque constitutionnelle
  • ÉditeurLGDJ
  • PréfacierFrédéric Bluche

Résumé

Il est habituel de présenter Jean-Jacques Rousseau comme le " père ", de la Révolution française, plus particulièrement comme l'inspirateur des Jacobins. Les relations entretenues par ceux-ci avec le philosophe ont cependant été examinées sous un angle plus philosophique que juridique. La présente étude tente de remédier à cette carence. Rousseau et les Jacobins sont d'accord sur un mot d'ordre : la souveraineté appartient au peuple.
On s'aperçoit cependant que les termes " peuple et " souveraineté " reçoivent des acceptions très différentes. Ces divergences apparaissent nettement en matière d'exercice de la souveraineté : les Jacobins se rallient en masse au principe représentatif, lequel était pourtant vigoureusement condamné par l'auteur du Contrat social. La définition du peuple, la détermination de la souveraineté et de la représentation mettent en valeur l'autonomie intellectuelle des Jacobins.
Rousseau fournit un arsenal idéologique dans lequel les Jacobins puisent librement : le tri qu'ils opèrent parmi les propositions du Genevois dessine l'originalité d'une politique qui obéit aux circonstances révolutionnaires bien plus qu'à une fidélité béate aux recommandations de Jean-Jacques. Cette originalité s'illustre dans le domaine des institutions publiques : Rousseau n'est présent que par la force des principes et les Jacobins ont toute latitude pour conquérir et exercer le pouvoir.
Celui-ci est tout entier orienté vers le but mirifique de la régénération. Lorsqu'il s'agit d'instituer le peuple, les Jacobins retrouvent de nets accents rousseauistes et inscrivent leur réflexion sur l'éducation, la religion et le patriotisme dans le cadre conceptuel élaboré par Rousseau. C'est en ce sens qu'il faut évoquer une " traduction " jacobine des principes de Rousseau. Les Jacobins utilisent les catégories proposées par le Genevois, mais n'hésitent pas, une fois placés au cœur du système rousseauiste, à en écarter certaines conséquences qui ne seraient pas en adéquation avec les exigences de la Révolution.