Les intermittents en scènes. Travail, action collective et engagement individuel
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- Nombre de pages325
- PrésentationBroché
- Poids0.442 kg
- Dimensions14,0 cm × 23,0 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-7535-2213-8
- EAN9782753522138
- Date de parution07/05/2013
- CollectionEssais
- ÉditeurPU Rennes
Résumé
"Trop d'intermittents", "dérive massive" : depuis près de 30 ans et de manière récurrente, l'argument du déficit du régime des intermittents du spectacle et des abus engendrés par ce système revient comme un leitmotiv médiatique et politique justifiant sa remise en cause. Chaque fois, celle-ci appelle la mobilisation de ces salariés hyperflexibles, artistes et techniciens, cadres et ouvriers, exerçant dans les secteurs du spectacle vivant, de l'audiovisuel et du cinéma.
Mais c'est durant l'été 2003 que le conflit atteint son paroxysme, l'annulation de nombreux festivals, dont celui d'Avignon, annonçant la radicalisation du mouvement. Au-delà de la polémique suscitée par ce régime d'exception et l'annulation des festivals, comment comprendre l'ambivalence d'un mouvement qui revendique à la fois la défense d'un système d'emploi hyperftexible tout en s'opposant au néo-libéralisme, l'élargissement de sa lutte aux précaires tout en faisant appel à la reconnaissance de sa singularité, l'autonomie de la création artistique tout en réclamant la protection de l'Etat ? Pour y répondre, cet ouvrage, issu d'une enquête de terrain menée durant trois ans, analyse l'expérience plurielle et ambivalente des intermittents du spectacle au prisme du travail, de l'action collective et de l'engagement individuel ; autant de scènes sociales où les intermittents se confrontent à une série d'épreuves communes.
Cette expérience, profondément ancrée dans la singularité, questionne plus largement la construction de l'individualité dans notre société contemporaine : réalisation de soi au travail, réversibilité des trajectoires professionnelles, organisation du travail par projet, réappropriation subjective des régulations publiques, mobilisation des émotions dans l'espace public, distance entre expériences personnelles vécues et action collective, montée en puissance des collectifs aux côtés des syndicats, engagement distancié dans les organisations, autant de traits caractéristiques de notre modernité qu'il s'agit ici d'expliciter.
Mais c'est durant l'été 2003 que le conflit atteint son paroxysme, l'annulation de nombreux festivals, dont celui d'Avignon, annonçant la radicalisation du mouvement. Au-delà de la polémique suscitée par ce régime d'exception et l'annulation des festivals, comment comprendre l'ambivalence d'un mouvement qui revendique à la fois la défense d'un système d'emploi hyperftexible tout en s'opposant au néo-libéralisme, l'élargissement de sa lutte aux précaires tout en faisant appel à la reconnaissance de sa singularité, l'autonomie de la création artistique tout en réclamant la protection de l'Etat ? Pour y répondre, cet ouvrage, issu d'une enquête de terrain menée durant trois ans, analyse l'expérience plurielle et ambivalente des intermittents du spectacle au prisme du travail, de l'action collective et de l'engagement individuel ; autant de scènes sociales où les intermittents se confrontent à une série d'épreuves communes.
Cette expérience, profondément ancrée dans la singularité, questionne plus largement la construction de l'individualité dans notre société contemporaine : réalisation de soi au travail, réversibilité des trajectoires professionnelles, organisation du travail par projet, réappropriation subjective des régulations publiques, mobilisation des émotions dans l'espace public, distance entre expériences personnelles vécues et action collective, montée en puissance des collectifs aux côtés des syndicats, engagement distancié dans les organisations, autant de traits caractéristiques de notre modernité qu'il s'agit ici d'expliciter.
"Trop d'intermittents", "dérive massive" : depuis près de 30 ans et de manière récurrente, l'argument du déficit du régime des intermittents du spectacle et des abus engendrés par ce système revient comme un leitmotiv médiatique et politique justifiant sa remise en cause. Chaque fois, celle-ci appelle la mobilisation de ces salariés hyperflexibles, artistes et techniciens, cadres et ouvriers, exerçant dans les secteurs du spectacle vivant, de l'audiovisuel et du cinéma.
Mais c'est durant l'été 2003 que le conflit atteint son paroxysme, l'annulation de nombreux festivals, dont celui d'Avignon, annonçant la radicalisation du mouvement. Au-delà de la polémique suscitée par ce régime d'exception et l'annulation des festivals, comment comprendre l'ambivalence d'un mouvement qui revendique à la fois la défense d'un système d'emploi hyperftexible tout en s'opposant au néo-libéralisme, l'élargissement de sa lutte aux précaires tout en faisant appel à la reconnaissance de sa singularité, l'autonomie de la création artistique tout en réclamant la protection de l'Etat ? Pour y répondre, cet ouvrage, issu d'une enquête de terrain menée durant trois ans, analyse l'expérience plurielle et ambivalente des intermittents du spectacle au prisme du travail, de l'action collective et de l'engagement individuel ; autant de scènes sociales où les intermittents se confrontent à une série d'épreuves communes.
Cette expérience, profondément ancrée dans la singularité, questionne plus largement la construction de l'individualité dans notre société contemporaine : réalisation de soi au travail, réversibilité des trajectoires professionnelles, organisation du travail par projet, réappropriation subjective des régulations publiques, mobilisation des émotions dans l'espace public, distance entre expériences personnelles vécues et action collective, montée en puissance des collectifs aux côtés des syndicats, engagement distancié dans les organisations, autant de traits caractéristiques de notre modernité qu'il s'agit ici d'expliciter.
Mais c'est durant l'été 2003 que le conflit atteint son paroxysme, l'annulation de nombreux festivals, dont celui d'Avignon, annonçant la radicalisation du mouvement. Au-delà de la polémique suscitée par ce régime d'exception et l'annulation des festivals, comment comprendre l'ambivalence d'un mouvement qui revendique à la fois la défense d'un système d'emploi hyperftexible tout en s'opposant au néo-libéralisme, l'élargissement de sa lutte aux précaires tout en faisant appel à la reconnaissance de sa singularité, l'autonomie de la création artistique tout en réclamant la protection de l'Etat ? Pour y répondre, cet ouvrage, issu d'une enquête de terrain menée durant trois ans, analyse l'expérience plurielle et ambivalente des intermittents du spectacle au prisme du travail, de l'action collective et de l'engagement individuel ; autant de scènes sociales où les intermittents se confrontent à une série d'épreuves communes.
Cette expérience, profondément ancrée dans la singularité, questionne plus largement la construction de l'individualité dans notre société contemporaine : réalisation de soi au travail, réversibilité des trajectoires professionnelles, organisation du travail par projet, réappropriation subjective des régulations publiques, mobilisation des émotions dans l'espace public, distance entre expériences personnelles vécues et action collective, montée en puissance des collectifs aux côtés des syndicats, engagement distancié dans les organisations, autant de traits caractéristiques de notre modernité qu'il s'agit ici d'expliciter.