Née à Paris où elle vit et travaille, Mâkhi Xenakis partage son temps entre sculpture, dessin et écriture. Elle étudie l'architecture avec Paul Virilio et crée des décors et des costumes pour le théâtre, notamment avec Claude Régy. Obtient une bourse Villa Médicis hors les murs pour peindre et vivre à New York de 1987 à 1989. Elle y fait une rencontre décisive avec Louise Bourgeois qui suscitera également la parution de son premier livre aux éditions Actes Sud/Lelong en 1998.
Les folles d'enfer de la Salpêtrière
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- Nombre de pages191
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.14 kg
- Dimensions10,1 cm × 19,1 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-330-13305-4
- EAN9782330133054
- Date de parution04/03/2020
- ÉditeurActes Sud
Résumé
Invitée à créer, en 2004, des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans les archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là depuis Louis XIV jusqu'à Charcot. Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots.
Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Véritables figures sur la surface des pages blanches, des mots, des grappes de Mn s'écartent, s'entrechoquent, parfois seuls, vibrants, toujours au bord du précipice. Portés par une force incantatoire, ils sont en équilibre, suspendus dans le vide, et, à l'instar des statues, exposées à nos yeux dans leur nudité, leur vulnérabilité, libres, enfin.
Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photos inédites.
Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Véritables figures sur la surface des pages blanches, des mots, des grappes de Mn s'écartent, s'entrechoquent, parfois seuls, vibrants, toujours au bord du précipice. Portés par une force incantatoire, ils sont en équilibre, suspendus dans le vide, et, à l'instar des statues, exposées à nos yeux dans leur nudité, leur vulnérabilité, libres, enfin.
Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photos inédites.
L'éditeur en parle
Des mendiantes, des folles, des criminelles, des orphelines, des filles de joie, des sorcières, toutes les indigentes que l'on voulait soustraire au regard de la société sont enfermées à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Louis XIV jusqu'à Charcot qui y élaborera ses théories sur l'hystérie des femmes. Condamnées au pire : travailler et prier du matin au soir, entassées dans des dortoirs insalubres, violées, fouettées, attachées, traitées comme des bêtes sauvages, marquées au fer rouge, pour les plus récalcitrantes, mariées de force pour aller peupler les colonies, visitées le dimanche derrière les grilles par des familles en goguette, lamentables figurantes de nuits libertines organisées par les mères supérieures où se presse le tout-Paris.
Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots.
Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle éditions, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.
Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots.
Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle éditions, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.








