Les femmes, notamment des milieux populaires, jouent un rôle majeur dans les émeutes liées aux subsistances, à la fiscalité et à la justice sociale avant et pendant la Révolution. Leur engagement est souvent direct, organisé et politique, même si elles restent exclues des institutions officielles. En effet les femmes ne disposent de quasiment aucun droit politique formel (suffrage, assemblées). Mais elles investissent d'autres espaces d'expression politique : clubs féminins, tribunes publiques, mobilisations populaires, démontrant une citoyenneté active et contestataire qui échappe aux cadres officiels.
Spécialiste incontesté de la période, Jean-Marc Schiappa reconstruit avec précision les réalités sociales, politiques et économiques des femmes dans ces moments de transformations majeures, en refusant délibérément les anachronismes qui consisteraient à appliquer les catégories modernes d'égalité et d'individualisme à une société fonctionnant selon une logique radicalement différente. Cette approche historique contextualisée permet de saisir comment les femmes ont agi dans un système où chaque individu occupait une place fixe et complémentaire, conçue comme naturelle ou divine, pour mieux contribuer à le faire basculer.
Les femmes, notamment des milieux populaires, jouent un rôle majeur dans les émeutes liées aux subsistances, à la fiscalité et à la justice sociale avant et pendant la Révolution. Leur engagement est souvent direct, organisé et politique, même si elles restent exclues des institutions officielles. En effet les femmes ne disposent de quasiment aucun droit politique formel (suffrage, assemblées). Mais elles investissent d'autres espaces d'expression politique : clubs féminins, tribunes publiques, mobilisations populaires, démontrant une citoyenneté active et contestataire qui échappe aux cadres officiels.
Spécialiste incontesté de la période, Jean-Marc Schiappa reconstruit avec précision les réalités sociales, politiques et économiques des femmes dans ces moments de transformations majeures, en refusant délibérément les anachronismes qui consisteraient à appliquer les catégories modernes d'égalité et d'individualisme à une société fonctionnant selon une logique radicalement différente. Cette approche historique contextualisée permet de saisir comment les femmes ont agi dans un système où chaque individu occupait une place fixe et complémentaire, conçue comme naturelle ou divine, pour mieux contribuer à le faire basculer.