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Les fées au Moyen Age. Morgane et Mélusine : la naissance des fées
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- Nombre de pages476
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids1.101 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-7453-5980-3
- EAN9782745359803
- Date de parution26/01/2023
- CollectionNouvelle biblio du Moyen Age
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
L'Occident médiéval a vu la naissance d'une nouvelle figure mythique, celle de la fée. Dès le haut Moyen Age, les Parques antiques, revues et corrigées par quelques siècles de cohabitation avec les déesses mères celtiques, sont liées à la fois à la détermination des destinées humaines et à un culte de l'abondance. Au XIIe siècle, l'irruption de la culture populaire dans la culture savante introduit dans la littérature un autre type de fée, l'amante surnaturelle.
De ces fées marraines et de ces fées amantes les traits se sont fondus dans le creuset de la littérature médiévale. La fée est bien une création littéraire du Moyen Age. Figure clé de l'imaginaire médiéval, en elle se cristallisent les archétypes de la féminité dans l'affectivité humaine : conquérante, la femme fantastique soumet l'homme aux lois de son désir, le ravissant à jamais dans un autre monde ; conquise par la force ou soumise par l'amour, elle se plie aux lois de son époux mortel.
En pénétrant dans le domaine littéraire, ces deux types féériques ont reçu un nom, Morgane et Mélusine, reconstituant en un couple antithétique la femme aux deux visages dont se bercent les rêves. En Morgue, la femme fatale, s'incarne la féminité maléfique : ravisseuse inexorable au doux visage ou aux traits repoussants, elle s'identifie à la mort. Mélusine, c'est Morgue apprivoisée : en elle s'épanouit la magie bénéfique de la femme, féconde, maternelle.
Elle se dépouille un temps de sa part d'ombre avant de quitter celui qui n'a pas su la garder, à jamais serpente, repliée sur son mystère.
De ces fées marraines et de ces fées amantes les traits se sont fondus dans le creuset de la littérature médiévale. La fée est bien une création littéraire du Moyen Age. Figure clé de l'imaginaire médiéval, en elle se cristallisent les archétypes de la féminité dans l'affectivité humaine : conquérante, la femme fantastique soumet l'homme aux lois de son désir, le ravissant à jamais dans un autre monde ; conquise par la force ou soumise par l'amour, elle se plie aux lois de son époux mortel.
En pénétrant dans le domaine littéraire, ces deux types féériques ont reçu un nom, Morgane et Mélusine, reconstituant en un couple antithétique la femme aux deux visages dont se bercent les rêves. En Morgue, la femme fatale, s'incarne la féminité maléfique : ravisseuse inexorable au doux visage ou aux traits repoussants, elle s'identifie à la mort. Mélusine, c'est Morgue apprivoisée : en elle s'épanouit la magie bénéfique de la femme, féconde, maternelle.
Elle se dépouille un temps de sa part d'ombre avant de quitter celui qui n'a pas su la garder, à jamais serpente, repliée sur son mystère.












