Geneviève Fraisse, philosophe, historienne de la pensée féministe, est l'auteure de nombreux ouvrages consacrés à l'épistémologie de l'égalité des sexes. Elle a notamment publié, Muse de la raison. Démocratie et exclusion des femmes en France (Folio-Gallimard); Les Femmes et leur histoire (Folio-Gallimard) ;Les Deux gouvernements, la famille et la cité (Folio-Gallimard) ; Du consentement (Seuil) ;À côté du genre, sexe et philosophie de l'égalité (Le Bord de l'eau); La Fabrique du féminisme (Le passager clandestin); Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains (Le Bord de L'eau).
Les excès du genre. Concept, image, nudité
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- Nombre de pages83
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.118 kg
- Dimensions13,0 cm × 20,0 cm × 0,7 cm
- ISBN978-2-35526-133-6
- EAN9782355261336
- Date de parution25/08/2014
- ÉditeurNouvelles Editions Lignes
Résumé
Les Excès du genre offre une perspective originale tant sur la polémique sexe/genre que sur la critique des stéréotypes et l'usage de la nudité en politique. Pionnière dans le domaine des " études de genre ", Geneviève Fraisse observe ces débats violents de l'oeil critique d'une chercheuse qui a résolument privilégié la généalogie politique de l'émancipation des femmes et l'examen de la tradition philosophique, plutôt que la discussion sur l'identité et les identités.
S'il s'agit de valider un nouvel objet de pensée, le concept de " genre " ne saurait s'entendre ni comme simple outil ni comme théorie radicale." Genre " est un mot en excès, car la question qu'il traite déborde l'ordre établi. De quoi parle-t-on avec les "stéréotypes de genre "? De changer les images des femmes et des hommes pour transformer la réalité? La lutte contre les stéréotypes n'est-elle pas plutôt la meilleure façon d'en reconduire la puissance? Et de quoi témoigne alors la nudité en politique? L'usage du nu, du corps porteur de slogans (les Femen, par exemple) renvoie à l'histoire lointaine (occidentale) de la nudité comme vérité, et de la femme nue comme image de la vérité.
Auquel cas, la nudité serait elle-même un geste public.
S'il s'agit de valider un nouvel objet de pensée, le concept de " genre " ne saurait s'entendre ni comme simple outil ni comme théorie radicale." Genre " est un mot en excès, car la question qu'il traite déborde l'ordre établi. De quoi parle-t-on avec les "stéréotypes de genre "? De changer les images des femmes et des hommes pour transformer la réalité? La lutte contre les stéréotypes n'est-elle pas plutôt la meilleure façon d'en reconduire la puissance? Et de quoi témoigne alors la nudité en politique? L'usage du nu, du corps porteur de slogans (les Femen, par exemple) renvoie à l'histoire lointaine (occidentale) de la nudité comme vérité, et de la femme nue comme image de la vérité.
Auquel cas, la nudité serait elle-même un geste public.













