Les enjeux de la politique étrangère canadienne. Marges de manoeuvre et éléments de distinction

Par : Gérard Boismenu, Jean-Michel Lacroix
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  • Nombre de pages155
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.22 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 0,9 cm
  • ISBN978-2-87854-426-8
  • EAN9782878544268
  • Date de parution01/12/2008
  • ÉditeurPresses Sorbonne Nouvelle

Résumé

Créé dans l'ombre d'une grande puissance, la Grande-Bretagne, le Canada s'affranchit de sa tutelle et s'affirme en politique étrangère au cours du XXe siècle. Très tôt, plusieurs observateurs lui attribueront une attitude subordonnée à l'égard de son voisin du Sud, dont l'hégémonie s'impose. La guerre froide force les solidarités, le voisinage et la géopolitique façonnent la convergence de visions stratégiques, et la dépendance économique délimite un univers restreint de possibles.
L'entrée du Canada dans le G7 est comprise par certains pays européens comme une concession aux Etats-Unis qui cherchent à associer un fidèle allié. Et pourtant, le Canada se donne une identité dans les institutions internationales, à commencer par les Nations unies, et déploie une diplomatie propre à souligner son libre-arbitre et une lecture particulière des enjeux continentaux et mondiaux. Sa participation "non alignée" à l'Organisation des Etats américains, sa position face à Cuba depuis la révolution, la distance relative observée à l'égard de la guerre du Vietnam, la conception et la pratique, au moins pour un temps, de la politique de la Troisième Option, le refus d'un engagement dans la guerre d'Irak, mais, en même temps, ses nombreuses participations aux missions de maintien de la paix, militent en faveur d'une appréciation circonstanciée de sa politique étrangère.
Créé dans l'ombre d'une grande puissance, la Grande-Bretagne, le Canada s'affranchit de sa tutelle et s'affirme en politique étrangère au cours du XXe siècle. Très tôt, plusieurs observateurs lui attribueront une attitude subordonnée à l'égard de son voisin du Sud, dont l'hégémonie s'impose. La guerre froide force les solidarités, le voisinage et la géopolitique façonnent la convergence de visions stratégiques, et la dépendance économique délimite un univers restreint de possibles.
L'entrée du Canada dans le G7 est comprise par certains pays européens comme une concession aux Etats-Unis qui cherchent à associer un fidèle allié. Et pourtant, le Canada se donne une identité dans les institutions internationales, à commencer par les Nations unies, et déploie une diplomatie propre à souligner son libre-arbitre et une lecture particulière des enjeux continentaux et mondiaux. Sa participation "non alignée" à l'Organisation des Etats américains, sa position face à Cuba depuis la révolution, la distance relative observée à l'égard de la guerre du Vietnam, la conception et la pratique, au moins pour un temps, de la politique de la Troisième Option, le refus d'un engagement dans la guerre d'Irak, mais, en même temps, ses nombreuses participations aux missions de maintien de la paix, militent en faveur d'une appréciation circonstanciée de sa politique étrangère.