Les enchanteurs

Par : Romain Gary
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  • Nombre de pages394
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.4 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,7 cm
  • ISBN2-07-028549-9
  • EAN9782070285495
  • Date de parution25/05/1973
  • CollectionBlanche
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Le narrateur, Fosco Zaga, est un vieillard. Hors d'âge. Deux cents ans peut-être. Chargé d'amour, il ne peut pas mourir avant qu'un autre homme aime comme il a aimé, et prenne la relève. Tout a commencé en Russie, sous le règne de la Grande Catherine, où Giuseppe Zaga, le père, exerçait ses talents de magnétiseur, alchimiste, astrologue, et surtout guérisseur de la Grande Catherine. Sa jeune femme Teresina, moqueuse, espiègle, dont le naturel tranche dans cette tribu d'enchanteurs, est à peine plus âgée que Fosco.
Et Fosco l'aime d'un amour infini qui l'oblige, deux siècles plus tard, à ressasser ses souvenirs, encore et toujours, pour empêcher Teresina de mourir réellement. Et elle ne meurt pas, comme si la plume de Fosco l'écrivain était parée de tout l'attirail d'illusionniste qu'il avait découvert, avec Teresina, dans un grenier magique de l'ancienne Russie.

L'éditeur en parle

Comme un violoniste juif ou tzigane, l'écrivain fait naître sous ses doigts une musique qui chante et s'enchante. Elle l'emporte, et son lecteur avec lui, dans le monde de l'illusion, un monde qui, tant que son chant s'élève, est plus vrai que la réalité. Fosco Zaga, le héros de ce livre, est de ces enchanteurs. Parce que, en tant qu'écrivain, il a l'art de fabriquer l'éternité avec l'éphémère, et aussi parce qu'il a charge d'amour, il est peut-être bien immortel et il se survit aujourd'hui dans la peau de l'auteur de ce livre.
Pourtant l'histoire qui nous est contée, si elle fait bon marché du temps, des siècles, se déroule surtout en Russie, sous le règne de la Grande Catherine. Les Zaga sont des saltimbanques vénitiens venus chercher fortune dans ce pays de neige. Acrobates, bateleurs, faiseurs de tours, ils ont vite compris qu'il fallait adapter leurs talents au goût du jour. L'illustre Giuseppe Zaga, le père de Fosco, devient un savant, un sage, qui prédit l'avenir, conseille les puissants, guérit les maux de l'âme et du corps, sans jamais perdre de vue que, ce qui importe, ce que demande l'humanité, ce n'est pas le vrai, mais l'illusion.
Sa fortune, en Russie, tient pourtant à une cause triviale, et toujours remise sur le chantier : lui seul sait soulager Catherine II d'une constipation opiniâtre. L'enfance de Fosco et son passage à l'âge d'homme vont se dérouler dans cet empire fabuleux où tout est possible : la peste et un faux tsar soulevant les moujiks, des automates merveilleux et terribles, des forêts enchantées, des fripons, des savants.
Les plus grandes horreurs, les massacres inouïs, la Mort elle-même reculent parfois devant un violon juif ou une pirouette de quelque Vénitien de la joyeuse tribu des Zaga. Mais surtout ce livre est le chant d'amour de Fosco pour Teresina, la jeune épouse de son père. Fantasque, rieuse, insoumise, annonçant déjà toutes les révolutions, Teresina et sa rousse chevelure resplendissent dans ce monde qui chavire.
Figure inoubliable que Fosco l'enchanteur a su rendre immortelle.
Romain Gary
Romain Gary, né le 8 mai 1914 en Lituanie et décédé le 2 décembre 1980 à Paris, est un romancier français. De son vrai nom Roman Kacew, il a également publié sous les pseudonymes d’Emile Ajar, Shatan Bogat et Fosco Sinibaldi. Arrivé à l’âge de 14 ans en France, il s’installe à Nice avec sa mère, suit des études de droit, puis entre dans l’armée de l’air. Dès juin 1940 il s’engage dans les Forces Aériennes Françaises Libres et choisit alors d’écrire sous le nom de Gary, qui signifie " brûle " en russe. L'auteur est prolixe et publie une trentaine de titres sous le nom qu’il s’est choisi durant la Résistance, parmi lesquels " Education européenne " en 1945, ou " Clair de Femme " en 1977, mais également quatre titres sous le nom d’Emile Ajar, dont " L'angoisse du roi Salomon"  et " Gros-Câlin ". Il est à ce jour le seul écrivain distingué deux fois par le Goncourt : en 1956 pour " Les Racines du ciel " sous le nom de Gary et en 1975 avec " La Vie devant soi ", signé Emile Ajar.
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