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Les dockers du Havre, de la Révolution à nos jours

Par : John Barzman
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  • Nombre de pages400
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.88 kg
  • Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 3,0 cm
  • ISBN979-10-240-1795-2
  • EAN9791024017952
  • Date de parution05/12/2024
  • ÉditeurPURH

Résumé

Les dockers du Havre ont longtemps été victimes d'une légende noire. Au cours des trente dernières années, les médias n'en ont parlé que pour laisser entendre que leurs grèves menaçaient l'avenir de la ville, les accuser de népotisme ou insinuer une accointance avec des trafiquants. Ces critiques, généralement sans fondement, n'en ont pas moins détourné l'attention du phénomène remarquable qu'incarne leur organisation.
Héritière de traditions qui remontent à la Révolution française, la corporation des dockers du Havre a su unifier les travailleurs du port, puis s'adapter aux transformations des bassins, des machines, des navires et des conteneurs. Bien que le terme "docker" ne s'impose qu'à partir de la construction des docks au milieu du XIXe siècle, les anciens métiers contrôlés par la municipalité (brouettiers, voiliers, porteurs et mesureurs) ont graduellement partagé l'emploi avec les hommes embauchés à la tâche par les capitaines, négociants, employeurs de main-d'oeuvre, puis par la Compagnie des docks et entrepôts du Havre.
Une identité collective de "travailleurs habituels du port" s'est affirmée au travers d'exigences communes, cortèges, pétitions, et, face à la mécanisation - notamment les premières grues -, par des grèves et syndicats. Dès lors, les valeurs et les pratiques "dockers" liées au travail s'imbriquèrent étroitement avec le syndicat, sans pour autant se confondre. De la grève victorieuse de 1928 à la conteneurisation des années 1980, la volonté d'unité dans une seule organisation, au nom de la défense des intérêts de la corporation, s'est manifestée avec constance.
C'est cette longue histoire, pleine de rebondissements et de personnalités remarquables, que raconte cet ouvrage.

L'éditeur en parle

Bien que le terme "docker" ne soit largement utilisé au Havre qu'à partir de la construction des docks, les travailleurs portuaires se reconnaissaient entre eux bien avant que la langue n'évolue. Les métiers contrôlés par la municipalité ont graduellement partagé le travail avec les hommes embauchés à la tâche par les capitaines et négociants, puis par la Compagnie des docks et entrepôts. Face à la mécanisation, une identité collective s'est affirmée au travers d'exigences communes, pétitions, grèves et syndicats.
De la grève victorieuse de 1928 à la conteneurisation des années 1980, la volonté d'unité dans une seule organisation, au nom de la défense des intérêts de la corporation, s'est manifestée avec constance. Quel terme explique mieux la culture et la force syndicale "docker" maintenue depuis près d'un siècle : corporatisme, aristocratie ouvrière ou avant-garde combative ?