Les deux Paris. Les représentations de Paris dans la seconde moitié du XIXème siècle

Note moyenne 
Il ne s'agit pas ici d'une histoire de Paris au cours de la seconde moitié du XIXe siècle mais d'un parcours forcément buissonnier et lacunaire à... Lire la suite
25,00 € Neuf
Expédié sous 7 à 8 jours
Livré chez vous entre le 7 février et le 8 février
En librairie

Résumé

Il ne s'agit pas ici d'une histoire de Paris au cours de la seconde moitié du XIXe siècle mais d'un parcours forcément buissonnier et lacunaire à travers les représentations de Paris. Représentations de Paris telles que les exposent la chronique, l'article de Paris (un genre), clichés répétés à satiété, écume de la littérature (infinie) sur Paris, de Paris, produite par des chroniqueurs, écrivains mineurs, oubliés, qui à leur façon alimentent cette source intarissable, ce fleuve, cet océan, ce verre d'eau (les images reviennent) qu'est l'écriture de Paris. C'est ainsi que s'est constitué ce qu'on a pu appeler le mythe de Paris dont l'origine se trouve bien au XIXe dans la littérature. Mythe d'un Paris toujours un dans son essence : ça c'est Paris, mais aussi toujours divisé en deux. Il y a deux Paris, comme il y a deux corps de Paris, un corps matériel et un corps spirituel, symbolique, un corps mortel comme un corps immortel. Paris est un, unique, Paris se divise aussi en deux. Il y a deux Paris dans l'ordre de la représentation : Paris du jour et Paris de la nuit, Paris de l'opulence et Paris de la misère, Paris du capital et Paris de la révolution, Paris du dessus et Paris du dessous, Paris masculin et Paris féminin, Paris des vivants et Paris des morts... Écrire, dire ce qu'est Paris, avec parfois la passion de la liste, de l'inventaire, c'est aussi une façon de dire, d'écrire ce qu'il n'est pas : la province, Berlin, New York, Londres surtout. Un fragment, un rien de l'écriture de Paris renvoient à Paris comme tout, et Paris en tant que totalité peut déjà se lire dans le fragment ou le rien. Dire, écrire l'essence de Paris, sa quintessence, c'est aussi en dire, en écrire l'existence incarnée ou symbolique. C'est encore dire, écrire les existences dans Paris, celles des individus éphémères et celles, plus durables, stylisées en types, en physiologies. Écrire sur Paris, c'est écrire sur le temps à Paris.

Sommaire

    • La fondation de Paris : fables, étymologies, histoires
    • La destruction de Paris, la ruine de Paris, les ruines de Paris
    • Paris, territoire de l'utopie
    • La mort à Paris
    • Paris qui s'en va, Paris qui s'efface : l'ancien et le nouveau
    • Comment était-ce Paris ? Ça c'est Paris

Caractéristiques

  • Date de parution
    20/03/2001
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    2-87673-314-5
  • EAN
    9782876733145
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    294 pages
  • Poids
    0.48 Kg
  • Dimensions
    15,5 cm × 24,0 cm × 2,2 cm

Avis libraires et clients

À propos de l'auteur

Biographie de Jean-Pierre Bernard

Jean-Pierre A. Bernard est professeur à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble où il enseigne l'histoire des idées. Dans la même collection il a publié en 1991 Paris rouge 1944-1964 : les communistes français dans la capitale. Il est aussi romancier.

Du même auteur

Les clients ont également aimé

Derniers produits consultés

Decitre utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service possible. En continuant votre navigation, vous en acceptez l'utilisation. En savoir plus OK
25,00 €