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Les crimes. La face cachée de la noblesse

Par : Adèle Delaporte
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  • Nombre de pages298
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.412 kg
  • Dimensions14,4 cm × 22,0 cm × 2,4 cm
  • ISBN979-10-404-0375-3
  • EAN9791040403753
  • Date de parution12/02/2026
  • ÉditeurPassés Composés

Résumé

Apparemment, honneur et noblesse vont de pair. Et pourtant, ce livre démontre que, tout au long du XVIIIe siècle, cet ordre a multiplié les infractions et, parfois même, les crimes, avec une décontraction étonnante. C'est la conséquence d'un sentiment de supériorité, à la croisée de l'honneur et du déshonneur, et de la définition même de la noblesse. Car, après tout, elle est faite, par nature, pour la guerre.
L'usage des armes et le combat sont au coeur de sa philosophie. La "civilisation des moeurs" et l'instauration du système de cour par Louis XIV n'ont pas révolutionné les mentalités. La courtoisie et le raffinement ont recouvert cet ordre d'une réputation usurpée. Derrière les bonnes manières et la décence explosait en réalité la violence d'un groupe social prompt à défendre ses privilèges et ses intérêts.

L'éditeur en parle

Les aristocrates : des criminels comme les autres. La noblesse d'Ancien Régime n'avait jamais été étudiée du point de vue de la violence. Apparemment, courtoisie et aristocratie vont de pair. Et pourtant, le livre d'Adèle Delaporte démontre que, tout au long du XVIIIe siècle, cette dernière a multiplié les infractions et parfois, même, les crimes. Avec une décontraction parfois étonnante, conséquence d'un sentiment d'impunité et de supériorité, en même temps qu'une évolution des moeurs et de sa fonction politique.
Car, après tout, la noblesse est faite, par nature, pour faire la guerre. L'usage des armes et l'honneur du combat sont au coeur de sa philosophie. Or, le mouvement de la galanterie, qui advient à la fin du XVIIe siècle, et dont Molière a dessiné le portrait dans la plupart de ses pièces, a révolutionné les moeurs d'une noblesse traditionnellement faite pour l'exercice de la violence légitime. Cette courtoisie et ce raffinement ont recouvert l'aristocratie d'une réputation usurpée.
Derrière les paravents japonais et les perruquées poudrées explosaient en réalité la violence d'une classe sociale en perdition. Cette déliquescence fut une des causes de la Révolution française.