Aujourd'hui, nous nous attardons sur La Frontière Invisible, un des segments des Cités Obscures, édité dans un format BD traditionnelle et séparé en deux volumes.
Nous y découvrons la vie d'un jeune cartographe, Roland de Cremer, venant à peine de rejoindre le célèbre Centre de Cartographie. Cependant, à peine arrivé que le voilà au centre d'un conflit entre l'Ancien monde, celui des cartographes adeptes des méthodes traditionnelles, et le Nouveau, celui d'un gouvernement technocrate instrumentalisé par un pouvoir en place désireux de conquêtes militaires.
En effet, si le travail des cartographes est crucial d'un point de vue géographique, il l'est aussi d'un point de vue politique. Cependant, l'ancienne génération de cartographes ne l'entende pas ainsi, ce qui pose Roland face à la collision de deux visions, l'obligeant à faire un choix. En plus de ça, une mystérieuse jeune femme, Shkodrâ, semble avoir sur sa peau un secret politique qui pourrait bien mettre en branle les ambitions du chef suprême de la Sodrovno-Voldachie, le maréchal Radisic.
Le duo Schuiten/Peeters offre un récit prenant, mêlant autant un amour de l'architecture sous toutes ses formes qu'une passion pure pour l'art de la cartographie. Les structures mêlent ici plusieurs technologies au sein d'un centre à la forme ronde dont les proportions dépassent l'imagination et ce, en plein cœur du désert.
Ici, la réflexion dépasse le cadre de cette course poursuite entre Roland et le gouvernement, pour traiter de la lutte entre ancienne et nouvelles technologies, mais aussi et surtout pour parler de l'importance de la cartographie au sein d'une civilisation. Car les cartes, aussi détaillées puissent elles être, restent le produit d'humains faillibles : elles ne sont qu'une interprétation subjective, parfois mandée par des institutions étatiques, qui offrent à contempler une vision unique d'un pays et de ses limites. Elles effacent les travers douloureux d'une guerre perdue, elles passent à la meule les souvenirs brisés des perdants, pour ne laisser finalement qu'une succession de points et de traits.
Mais Les Cités Obscures ont encore beaucoup à raconter, et cette carte n'indique qu'une position parmi tant d'autres...
Aujourd'hui, nous nous attardons sur La Frontière Invisible, un des segments des Cités Obscures, édité dans un format BD traditionnelle et séparé en deux volumes.
Nous y découvrons la vie d'un jeune cartographe, Roland de Cremer, venant à peine de rejoindre le célèbre Centre de Cartographie. Cependant, à peine arrivé que le voilà au centre d'un conflit entre l'Ancien monde, celui des cartographes adeptes des méthodes traditionnelles, et le Nouveau, celui d'un gouvernement technocrate instrumentalisé par un pouvoir en place désireux de conquêtes militaires.
En effet, si le travail des cartographes est crucial d'un point de vue géographique, il l'est aussi d'un point de vue politique. Cependant, l'ancienne génération de cartographes ne l'entende pas ainsi, ce qui pose Roland face à la collision de deux visions, l'obligeant à faire un choix. En plus de ça, une mystérieuse jeune femme, Shkodrâ, semble avoir sur sa peau un secret politique qui pourrait bien mettre en branle les ambitions du chef suprême de la Sodrovno-Voldachie, le maréchal Radisic.
Le duo Schuiten/Peeters offre un récit prenant, mêlant autant un amour de l'architecture sous toutes ses formes qu'une passion pure pour l'art de la cartographie. Les structures mêlent ici plusieurs technologies au sein d'un centre à la forme ronde dont les proportions dépassent l'imagination et ce, en plein cœur du désert.
Ici, la réflexion dépasse le cadre de cette course poursuite entre Roland et le gouvernement, pour traiter de la lutte entre ancienne et nouvelles technologies, mais aussi et surtout pour parler de l'importance de la cartographie au sein d'une civilisation. Car les cartes, aussi détaillées puissent elles être, restent le produit d'humains faillibles : elles ne sont qu'une interprétation subjective, parfois mandée par des institutions étatiques, qui offrent à contempler une vision unique d'un pays et de ses limites. Elles effacent les travers douloureux d'une guerre perdue, elles passent à la meule les souvenirs brisés des perdants, pour ne laisser finalement qu'une succession de points et de traits.
Mais Les Cités Obscures ont encore beaucoup à raconter, et cette carte n'indique qu'une position parmi tant d'autres...