Charlotte Vanneste, lauréate du Prix Gabriel Tarde de l'Association Française de Criminologie, est docteur en criminologie. Elle est actuellement chef du Département de Criminologie de l'Institut National de Criminalistique et de Criminologie à Bruxelles. Auteur de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs, elle a également été chargée de cours invitée à l'Université catholique de Louvain et est titulaire du cours de sociologie à l'Ecole Régionale et Intercommunale de Police à Bruxelles.
Les Chiffres Des Prisons. Des Logiques Economiques A Leur Traduction Penale
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- Nombre de pages230
- PrésentationBroché
- Poids0.415 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,6 cm
- ISBN2-7475-0443-3
- EAN9782747504430
- Date de parution31/03/2001
- CollectionLogiques sociales
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Comme la très grande majorité des pays européens, la Belgique connaît depuis les années 1970 un accroissement soutenu de la population détenue. Le surpeuplement carcéral qui en résulte renvoie dos à dos deux types d'enjeux : le coût financier de nouvelles prisons et la dégradation des conditions de détention. Si l'on admet que le caractère démocratique d'une nation se mesure aussi à l'usage modique que celle-ci fait de la prison, on se trouve alors confronté à une véritable question de choix de société. Comment expliquer cette évolution ? Quelles voies proposer pour la comprendre ? Quelles pistes suivre pour l'endiguer de façon profonde et durable ? La voie proposée dans cet ouvrage est celle du recul historique. Optant pour le grand angle, l'analyse considère conjointement les " chiffres " des prisons, les " chiffres " relatifs à l'activité de la justice pénale et les " chiffres " significatifs de l'évolution économique et sociale, sur près de cent soixante-dix années de l'histoire de la Belgique. Le résultat est incontournable : tout se passe comme si l'intensité du recours au pénal était directement fonction de la sécurité économique générée par une société donnée. La démonstration interpelle bien au-delà des seuls responsables de la politique criminelle et met plus fondamentalement en cause les options de base de toute société à savoir celles développées en matière de politique économique et sociale.


