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Les Chats

Par : Collectif
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  • Nombre de pages8
  • PrésentationBroché
  • Poids0.05 kg
  • Dimensions16,0 cm × 22,0 cm × 0,1 cm
  • ISBN2-84259-045-7
  • EAN9782842590451
  • Date de parution23/04/1999
  • CollectionPetit guide
  • ÉditeurAedis

Résumé

Malgré d'étonnantes ressemblances, notre chat ne descend pas des chats sauvages d'Europe, mais de Perse ou d'Egypte où il a été domestiqué il y a moins de 5 000 ans, ce qui fait de lui, après le lapin, le plus récent des animaux domestiques. Très vite, il devint indispensable aux Egyptiens pour la garde des réserves de grains contre des petits prédateurs, la chasse et la protection contre les serpents. Il fut même l'une des figures emblématiques de cette civilisation, divinisé sous les traits de la déesse de l'amour et de la famille, Bastet. Chaque famille avait son chat et devait porter le deuil en se rasant les sourcils lorsque celui-ci venait à mourir. L'anecdote la plus significative nous vient de Cambyse, roi des Perses, qui attaqua la ville de Péluse, à l'est du delta du Nil, et s'en empara à une ruse ingénieuse : il munit chacun de ses soldats d'un chat. De peur de blesser ces animaux sacrés, les Egyptiens se rendirent sans combattre. Mais l'amour que portaient les Egyptiens à ces petits félins avait aussi son revers. Ils freinèrent le développement du pays dans le monde en interdisant son commerce avec les pays " barbares ". Ainsi, le chat n'apparaît en Grèce qu'en 500 av. J.-C. et ne s'imposa que très lentement. Quant à Rome, si elle connaissait les talents de chasseur de l'animal, elle ne s'y intéressa que de loin en loin. Au début du Moyen Age, le chat entre peu à peu dans les foyers pour chasser les souris qui dévorent les réserves de blé. Il est mal compris et souvent méprisé. Tout se gâte à la fin du XIIe siècle quand l'animal est assimilé au diable, aux sorcières et aux vices. Des coutumes cruelles voient le jour : à la Saint-Jean, on le brûle vif, à d'autres époques de l'année, en Flandres, on le jette du haut d'une tour et la foule l'achève à coups de bâton. Pourtant, même si ces massacres sont fréquents et que l'animal est associé au mal et à la lubricité, la puissance surnaturelle du chat est parfois utilisée à des fins bénéfiques : on l'enterre vif dans les champs du Béarn pour faire périr les mauvaises herbes ou on l'emmure vivant dans les églises ou sous les perrons des maisons en gage de solidité et de stabilité. Si ces pratiques connaissent un déclin à partir de Louis XIV qui interdit les bûchers de chats à la Saint-Jean en plein Paris, elles se perpétueront en Europe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. C'est grâce aux intellectuels et aux artistes que le chat entre dans les foyers en tant qu'animal de compagnie. De nombreux écrivains (Victor Hugo, Balzac) et des poètes (Baudelaire) célèbrent l'animal qui s'implante solidement dans les villes. A partir de 1880, la protection animale se fait plus sensible et, en 1871, est organisée la première exposition féline à Londres, bientôt suivie par toutes les villes d'Europe. Aujourd'hui, le chat est le premier animal de compagnie en France.
13 à table !
Philippe Besson, Michel Bussi, Mireille Calmel, Sandrine Collette
Poche
6,00 €