Yeshayahou Leibowitz (1903-1994) fut à la fois savant, théologien, polémiste et moraliste. Chimiste de formation, lecteur de Maïmonide et de Kant, il incarna la rigueur du rationalisme juif face aux illusions modernes - politiques, mystiques ou messianiques. Pour lui, la science décrit, la foi prescrit : la Torah n'enseigne pas la morale, elle ordonne le service de Dieu ; l'Etat d'Israël n'est pas une valeur, mais un fait à juger selon la Loi éthique.
Derrière la provocation, une exigence unique : préserver la pureté du monothéisme contre toute forme d'idolâtrie - religieuse, nationale ou métaphysique. Cet ouvrage retrace l'ensemble de sa pensée : la séparation du savoir et du vouloir, la foi sans théodicée, la critique du nationalisme religieux, la tension entre science et Halakha, entre lucidité et fidélité. A travers cette oeuvre intransigeante se dessine le portrait d'un croyant sans illusion et d'un rationaliste habité par le mystère.
Leibowitz demeure l'un des rares penseurs du XXe siècle à avoir fait de la raison un acte de foi, et de la foi un exercice de lucidité.
Yeshayahou Leibowitz (1903-1994) fut à la fois savant, théologien, polémiste et moraliste. Chimiste de formation, lecteur de Maïmonide et de Kant, il incarna la rigueur du rationalisme juif face aux illusions modernes - politiques, mystiques ou messianiques. Pour lui, la science décrit, la foi prescrit : la Torah n'enseigne pas la morale, elle ordonne le service de Dieu ; l'Etat d'Israël n'est pas une valeur, mais un fait à juger selon la Loi éthique.
Derrière la provocation, une exigence unique : préserver la pureté du monothéisme contre toute forme d'idolâtrie - religieuse, nationale ou métaphysique. Cet ouvrage retrace l'ensemble de sa pensée : la séparation du savoir et du vouloir, la foi sans théodicée, la critique du nationalisme religieux, la tension entre science et Halakha, entre lucidité et fidélité. A travers cette oeuvre intransigeante se dessine le portrait d'un croyant sans illusion et d'un rationaliste habité par le mystère.
Leibowitz demeure l'un des rares penseurs du XXe siècle à avoir fait de la raison un acte de foi, et de la foi un exercice de lucidité.