Le sublime comme forme critique. Ce qui se joue entre l'abstraction et l'art abstrait

Par : Diego Scalco
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 7 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 22 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages230
  • PrésentationBroché
  • Poids0.363 kg
  • Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 1,6 cm
  • ISBN978-2-343-11002-8
  • EAN9782343110028
  • Date de parution01/02/2017
  • CollectionL'art en bref
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Le présent ouvrage se propose de dégager les transformations pratiques et théoriques grâce auxquelles les conditions du sublime peuvent être abordées. Le sublime est véhiculé tant par des écarts critiques de l'art lui-même vis-à-vis des règles directement prescrites ou dessinées en creux par les pratiques courantes, que par une problématisation critique faite de jugements et d'interprétations pluriels entrant en résonance, en correspondance, et parfois en conflit.
Ainsi, les remarques à caractère technique, critique et esthétique suscitées au cours de l'histoire par le sublime permettent de saisir les difficultés que posent sa réalisation et sa reconnaissance dans le contexte spécifique de l'abstrait. Or la relation que les démarches abstractives et abstraites entretiennent avec le sublime n'est pas constitutive de celui-ci. D'autant moins qu'il y a lieu d'opposer l'abstraction, qui procède à l'accomplissement d'une vision transcendante où se trouve réintégrée l'évidence phénoménale immédiate, et l'art abstrait qui s'engage dans une vision immanente, indissociable du surgissement d'une extériorité et d'une évidence expérimentées autrement que sur le mode esthétique habituel (Clyfford Still, Alberto Burri, Pierre Soulages, James Turrell, notamment).
Le sublime étant dès l'Antiquité identifié à l'inattendu, voire au déconcertant, il devient alors possible de l'appréhender comme forme critique, sur le double plan de la production et de la réception des oeuvres d'art.
Docteur en Philosophie, Diego Scalco enseigne la Philosophie de l'art à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UFR Arts plastiques et Sciences de l'art), ainsi que l'Esthétique et la Théorie des images à l'Université de Paris Est Marne-la-Vallée (UFR Lettres, Arts, Communication et Technologie). Il a récemment publié "Les voies de la sublimation chez Jackson Pollock. Métonymie ou métaphore ? " (Europe, 2013), "Early Geometric Abstraction, Neo-Geometric Abstraction and Meta-Mimesis.
From Utopia to Dystopia" (Art & Media, 2015) et "Du koan visuel chez James Turrell" (in Véronique Alexandre Journeau et Christine Vial Kayser [dir.], Notions esthétiques. La perception sensible organisée, Paris, L'Harmattan, 2015).