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Le style philosophique du baron d'Holbach conditions et contraintes du prosélytisme athée en France dans la seconde moitié du XVIIIéme siècle

Par : Alain Sandrier
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  • Nombre de pages592
  • PrésentationRelié
  • Poids0.94 kg
  • Dimensions16,0 cm × 23,5 cm × 0,3 cm
  • ISBN2-7453-0944-7
  • EAN9782745309440
  • Date de parution01/01/2004
  • ÉditeurHonoré Champion

Résumé

Qu'est-ce que croire ? Et surtout : qu'est-ce qui fait que l'on peut basculer du doute au refus, voire au rejet, de toute croyance ? La croyance, d'ailleurs, ressortit-elle nécessairement à la crédulité ? C'est à de telles questions, toujours actuelles, que l'étude de l'oeuvre du baron d'Holbach (1723-1789) nous confronte. Encore faut-il ne pas caricaturer la démarche de l'athée le plus conséquent des Lumières.
Ce travail vise donc, en premier lieu, à rectifier l'image de dogmatique tonitruant dont il est affublé. Une étude rhétorique de son oeuvre invite à repérer dans son activité clandestine de propagandiste de l'hétérodoxie une stratégie de prosélytisme qui retentit sur l'expression même des idées et des thèses. Pris entre l'impossibilité légale de soutenir en son nom une conception du monde sans Dieu, et le souci de ne pas effaroucher le lecteur que peut gêner le caractère radical de l'athéisme, le baron a mobilisé traduction, éditions de manuscrits et oeuvres originales pour construire une façon neuve de poser la question de l'incroyance.
L'organisation du corpus holbachique trahit une représentation de l'incrédulité particulière qui fait de l'athéisme l'horizon ultime, mais pas nécessairement explicite, de toutes les formes de contestations de la religion prenant la raison pour guide. Le baron peut ainsi engager la bataille contre le déisme, considéré comme inconséquent, mais soutenu par la plume virtuose de Voltaire : face à elle, et avec l'aide de Diderot, bien qu'on n'en sache pas exactement l'étendue, Holbach, souvent vilipendé pour la lourdeur de son écriture, tente de bâtir un art de persuader entre clarté et éloquence.