Le sphinx et la nuit. D'une nouvelle enquête sur les origines de Guillaume Apollinaire aux délices de l'incertitude

Par : Claude Debon
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  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.384 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-87562-523-6
  • EAN9782875625236
  • Date de parution01/06/2026
  • ÉditeurPresses Universitaires Liège

Résumé

Né d'un père inconnu, Apollinaire s'est senti très jeune " abandonné ". En 1948, Pierre-Marcel Adéma lui découvre un père italien, Francesco Flugi d'Aspermont. Toutes les biographies du poète le suivront. Pourtant, très tôt avait couru le bruit, qu'il a lui-même entretenu, que son père était un homme d'église. L'enquête très serrée menée ici sur les origines du poète apporte d'abord des précisions sur sa mère, Mme de Kostrowitsky, qui a toujours gardé le silence sur le père.
Une note d'André Billy, qui révélait le nom du père des deux enfants, Wilhelm et Albert : Mgr Theuret, à quoi s'est ajoutée la parution en 2018 d'un livre de Roland Belin sur l'évêque de Monaco, les nombreux indices recueillis dans divers écrits, dont des inédits, ont été les déclencheurs d'une nouvelle enquête qui peut se lire comme un roman policier. Il en ressort que cette paternité, impossible à prouver, comme ne l'avait pas été non plus celle proposée par Pierre-Marcel Adéma, était au moins compatible avec les faits.
On conclut à la même incertitude que celle qui a habité le poète. Son oeuvre, en prose ou en poésie, témoigne dans ses structures, ses aveux plus ou moins masqués, ses thèmes, de l'angoisse liée aux origines et à l'incapacité de connaître la vérité. C'est en devenant créateur de lui-même et créateur de son ceuvre que le poète devient son propre père, peut combler ce manque initial et transformer le malheur en " délices " poétiques.
Au-delà, est abordée la question même de la filiation et de l'énigme de nos origines.

L'éditeur en parle

Né d'un père inconnu, Apollinaire s'est senti très jeune " abandonné ". En 1948, Pierre-Marcel Adéma lui découvre un père italien, Francesco Flugi d'Aspermont. Toutes les biographies du poète le suivront. Pourtant, très tôt avait couru le bruit, qu'il a lui-même entretenu, que son père était un homme d'église. L'enquête très serrée menée ici sur les origines du poète apporte d'abord des précisions sur sa mère, Mme de Kostrowitsky, qui a toujours gardé le silence sur le père.
Une note d'André Billy, qui révélait le nom du père des deux enfants, Wilhelm et Albert : Mgr Theuret, à quoi s'est ajoutée la parution en 2018 d'un livre de Roland Belin sur l'évêque de Monaco, les nombreux indices recueillis dans divers écrits, dont des inédits, ont été les déclencheurs d'une nouvelle enquête qui peut se lire comme un roman policier. Il en ressort que cette paternité, impossible à prouver, comme ne l'avait été pas été non plus celle proposée par Pierre-Marcel Adéma, était au moins compatible avec les faits.
On conclut à la même incertitude que celle qui a habité le poète. Son oeuvre, en prose ou en poésie, témoigne dans ses structures, ses aveux plus ou moins masqués, ses thèmes, de l'angoisse liée aux origines et à l'incapacité de connaître la vérité. C'est en devenant créateur de lui-même et créateur de son oeuvre que le poète devient son propre père, peut combler ce manque initial et transformer le malheur en " délices " poétiques.
Au-delà, est abordée la question même de la filiation et de l'énigme de nos origines.