SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Le sens de la profusion ; Trois souvenirs de ma jeunesse ; Nos Arcadies
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages408
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.604 kg
- Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 2,3 cm
- ISBN978-2-37496-031-9
- EAN9782374960319
- Date de parution01/02/2017
- ÉditeurPresses Universitaires Reims
Résumé
Conjuguant diverses approches, historique, génétique, narratologique, poétique, psychanalytique, etc., les études réunies dans ce volume s'efforcent de préciser le sens de la profusion qui caractérise le film d'Arnaud Desplechin, Trois souvenirs de ma jeunesse. Faux antépisode, teen movie anachronique, roman d'un apprentissage réduit à une peau de chagrin, autobiographie fictionnelle lacunaire, Trois souvenirs de ma jeunesse n'engage le spectateur sur des voies en apparence bien balisées de sa réception que pour mieux la déjouer.
L'effet de reconnaissance, ou de familiarité, joue donc à double-détente : s'il facilite en première approximation l'immersion dans le film, il mène bientôt le spectateur dans une impasse, et l'oblige, comme Bob, à revenir sur ses pas après s'être égaré dans la nuit. Mais le spectateur est alors face à des sentiers qui bifurquent, comme en écho à cette hésitation dont Paul fait vertu. La déception de la réception a ainsi pour corollaire la prolifération des références et des signes, qui va parfois jusqu'à la saturation, référentielle et filmique.
Mais la profusion n'est ni virtuosité gratuite, qui serait stérile, ni confusion : elle est complication - du monde, du film, du sens. S'il est une Arcadie dans le film, c'est celle d'un temps où les mères étaient aimantes, les histoires, simples, et les amants, heureux. Mais Arnaud Desplechin sait aussi qu'il n'est d'Arcadie que perdue, et le film trace les signes vestigiaux de leur nostalgie. L'ouvrage reproduit, avec l'aimable autorisation d'Arnaud Desplechin, de Julie Peyr et de Why Not Productions, la note d'intention et le scénario du film.
L'effet de reconnaissance, ou de familiarité, joue donc à double-détente : s'il facilite en première approximation l'immersion dans le film, il mène bientôt le spectateur dans une impasse, et l'oblige, comme Bob, à revenir sur ses pas après s'être égaré dans la nuit. Mais le spectateur est alors face à des sentiers qui bifurquent, comme en écho à cette hésitation dont Paul fait vertu. La déception de la réception a ainsi pour corollaire la prolifération des références et des signes, qui va parfois jusqu'à la saturation, référentielle et filmique.
Mais la profusion n'est ni virtuosité gratuite, qui serait stérile, ni confusion : elle est complication - du monde, du film, du sens. S'il est une Arcadie dans le film, c'est celle d'un temps où les mères étaient aimantes, les histoires, simples, et les amants, heureux. Mais Arnaud Desplechin sait aussi qu'il n'est d'Arcadie que perdue, et le film trace les signes vestigiaux de leur nostalgie. L'ouvrage reproduit, avec l'aimable autorisation d'Arnaud Desplechin, de Julie Peyr et de Why Not Productions, la note d'intention et le scénario du film.


