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Le séminaire de Jacques Lacan. Livre XX, Encore (1972-1973)

Par : Jacques Lacan
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  • Nombre de pages186
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.128 kg
  • Dimensions11,0 cm × 17,8 cm × 0,9 cm
  • ISBN978-2-7578-6297-1
  • EAN9782757862971
  • Date de parution01/12/2016
  • CollectionPoints. Essais
  • ÉditeurPoints
  • AuteurJacques-Alain Miller

Résumé

Cette mère inassouvie, insatisfaite, autour de laquelle se construit toute la montée de l'enfant dans le chemin du narcissisme, c'est quelqu'un de réel, elle est là, et comme tous les êtres inassouvis, elle cherche ce qu'elle va dévorer, quaerens quem devoret. Ce que l'enfant lui-même a trouvé autrefois pour écraser son inassouvissement symbolique, il le retrouve possiblement devant lui comme une gueule ouverte.
(...) Voilà le grand danger que nous révèlent ses fantasmes, être dévoré. (...) il nous donne la forme essentielle sous laquelle se présente la phobie. Nous rencontrons cela dans les craintes du petit Hans. [Ici] , vous verrez mieux les relations de la phobie et de la perversion. (...) J'irai jusqu'à dire que le cas du petit Hans, vous l'interpréterez mieux que Freud n'a pu le faire. (chapitre XI).
La castration, ce n'est pas pour rien qu'on s'est aperçu, de façon ténébreuse, qu'elle avait tout autant de rapport avec la mère qu'avec le père. (...) Il y a antériorité de la castration maternelle., et la castration paternelle en est un substitut. (chapitre XXI).

L'éditeur en parle

Vous n'avez qu'à aller regarder à Rome la statue du Bernin pour comprendre tout de suite qu'elle jouit, sainte Thérèse, ça ne fait pas de doute. Et de quoi jouit-elle ? Il est clair que le témoignage essentiel des mystiques, c'est justement de dire qu'ils l'éprouvent, mais qu'ils n'en savent rien. Ces jaculations mystiques, ce n'est ni du bavardage, ni du verbiage, c'est en somme ce qu'on peut lire de mieux.
Ce qui se tentait à la fin du siècle dernier, au temps de Freud, ce qu'ils cherchaient, toutes sortes de braves gens dans l'entourage de Charcot et des autres, c'était de ramener la mystique à des affaires de foutre. Si vous y regardez de près, ce n'est pas ça du tout. Cette jouissance qu'on éprouve et dont on ne sait rien, n'est-ce pas ce qui nous met sur la voie de l'ex-sistence ? Et pourquoi ne pas interpréter une face de l'Autre, la face Dieu, comme supportée par la jouissance féminine ?