SOLDES

Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*

"Le secret de bien lire". Lecture et herméneutique de soi en France au XVIIe siècle

Par : Aude Volpilhac
Formats :
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 5 novembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages720
  • PrésentationBroché
  • Poids0.95 kg
  • Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 3,3 cm
  • ISBN978-2-7453-2939-4
  • EAN9782745329394
  • Date de parution30/03/2015
  • CollectionLumière classique
  • ÉditeurHonoré Champion

Résumé

Au XVIIe siècle émerge un discours théorique sur la lecture qui, loin d'être unanime, se révèle même fortement discordant. Car au moment où s'amorce le triomphe de l'imprimé, beaucoup de livres parlent contre eux-mêmes tout en s'efforçant de poser les fondements d'une bonne manière de lire : tandis que ce siècle se désigne comme l'inventeur d'un art de lire fondé sur l'examen critique, le discernement et le bon goût, des voix s'élèvent pour exprimer leur inquiétude à l'égard de la lecture, qu'il s'agisse d'ouvrages de "littérature" , de philosophie ou encore de la Bible.
Ces discours inquiets, convaincus que le plus grand mal - comme d'ailleurs le plus grand bien - peut naître de la lecture, ont pour ambition de garantir les lecteurs de ses effets funestes, affirmant ainsi qu'il existe un secret de bien lire. Mais ce secret, tout en suggérant qu'il est possible d'enseigner des "manières" de bien lire, repose néanmoins sur l'aveu d'une absence de "méthode universelle" et sur la conscience des limites de ces prescriptions.
La tension entre le postulat d'une technique de lecture et l'alchimie d'une pratique énigmatique des livres, ainsi que l'hésitation entre une méthode et une herméneutique constituent la pierre angulaire du discours normatif sur la lecture au XVIIe siècle. A la croisée des enjeux épistémologiques, moraux et spirituels de la lecture, c'est toujours la question de la formation de soi qui se trouve posée.