Ouvrant, à partir d'une réécriture - ce qui ne signifie pas une répétition - de l'oeuvre de Chateaubriand, et tout particulièrement des Martyrs, un dialogue avec de grands contemporains comme La Mennais, Bonald ou Maistre, le poète ultra-royaliste Victor Hugo entend avant tout, dans le fait de la Restauration, l'exigence providentielle d'une Instauration. L'abîme révolutionnaire ne pourra jamais être comblé, mais le "Nouveau" , monarchique et religieux, par l'accomplissement de ce dont la Révolution ne fut qu'une fallacieuse mise en oeuvre, permettra de renouer avec l'Histoire.
La poésie est conviée au rôle éminent de parvenir à un classicisme enfin vrai, dépouillé de tout paganisme, et garant de la vérité du temps. Les réserves d'une partie de l'opinion royaliste face à ce singulier infléchissement de l'ultracisme lui ont valu, par une ironie sur laquelle a voulu se méprendre Sainte-Beuve, d'être qualifié de "romantique" .
Ouvrant, à partir d'une réécriture - ce qui ne signifie pas une répétition - de l'oeuvre de Chateaubriand, et tout particulièrement des Martyrs, un dialogue avec de grands contemporains comme La Mennais, Bonald ou Maistre, le poète ultra-royaliste Victor Hugo entend avant tout, dans le fait de la Restauration, l'exigence providentielle d'une Instauration. L'abîme révolutionnaire ne pourra jamais être comblé, mais le "Nouveau" , monarchique et religieux, par l'accomplissement de ce dont la Révolution ne fut qu'une fallacieuse mise en oeuvre, permettra de renouer avec l'Histoire.
La poésie est conviée au rôle éminent de parvenir à un classicisme enfin vrai, dépouillé de tout paganisme, et garant de la vérité du temps. Les réserves d'une partie de l'opinion royaliste face à ce singulier infléchissement de l'ultracisme lui ont valu, par une ironie sur laquelle a voulu se méprendre Sainte-Beuve, d'être qualifié de "romantique" .