Né en 1878 à Domazlice (Bohème occidentale), mis au ban à 16 ans de tous les établissements d'enseignement de l'Empire autrichien, Ladislav Klima vit tour à tour comme rentier, conducteur d'une machine à vapeur, gardien d'une usine hors service, fabricant d'un ersatz de tabac, dramaturge et journaliste. Philosophe du vécu, solipsiste convaincu, il pousse la pensée de Schopenhauer et de Nietzsche au-delà de ses plus extrêmes limites, publie trois volumes de fragments théoriques et laisse, en mourant à Prague en 1928, une immense oeuvre manuscrite, aussi bien romanesque que philosophique.
Le roman tchèque
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- Nombre de pages460
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.44 kg
- Dimensions12,0 cm × 18,5 cm × 3,5 cm
- ISBN978-2-490251-11-7
- EAN9782490251117
- Date de parution25/10/2019
- ÉditeurEditions du Canoë
- TraducteurErika Abrams
- IllustrateurVladimir Korniloff
Résumé
Le Roman tchèque occupe une place part dans l'oeuvre de Ladislav Klima. Grand avant-goût des fragments manuscrits encore inédits, c'est l'ouvrage le plus autobiographique de sa production romanesque et le seul qu'il ait été tenté de publier — sans succès — dès sa conception. L'histoire prend son départ en 1907, dans son vécu des élections au Conseil d'Empire autrichien, épicé du souvenir de "l'initiation aux arcanes de la politique" reçue d'un père patriote haranguant en 1891 les buveurs dans les auberges du sud de la Bohème pour le compte du futur président-fondateur de la République tchécoslovaque.
Mais la politique n'est que prétexte. La parodie du (ou des) nationalisme(s) est en même temps un dynamitage du modèle de la famille occidentale, un manuel de "philosophie pratique", une expérimentation parallèle à celle de Joyce — un "gros crachat à la figure de tout ce qu'on a jamais appelé littérature". Savoureusement incorrect, ce livre — qui a infusé tous les écrits ultérieurs de son auteur, depuis le Grand roman jusqu'aux plus jouissives extravagances égosolistes — n'a rien perdu de son mordant à plus d'un siècle d'intervalle.
Mais la politique n'est que prétexte. La parodie du (ou des) nationalisme(s) est en même temps un dynamitage du modèle de la famille occidentale, un manuel de "philosophie pratique", une expérimentation parallèle à celle de Joyce — un "gros crachat à la figure de tout ce qu'on a jamais appelé littérature". Savoureusement incorrect, ce livre — qui a infusé tous les écrits ultérieurs de son auteur, depuis le Grand roman jusqu'aux plus jouissives extravagances égosolistes — n'a rien perdu de son mordant à plus d'un siècle d'intervalle.




