SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Le roman épistolaire français au tournant des Lumières
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 20 novembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 20 novembre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages288
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.61 kg
- Dimensions16,0 cm × 23,5 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7453-0959-5
- EAN9782745309594
- Date de parution01/01/2003
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Dans une étude capitale sur le roman épistolaire, Jean Rousset laissait présupposer que cette formule narrative, après avoir atteint son apogée autour des années 1780, allait s'acheminer très rapidement vers sa disparition. Il s'agissait donc de vérifier sur un corpus plus ample (1790-1830) et en interrogeant les minores, la validité de cette hypothèse. Le roman épistolaire s'épuise-t-il vraiment au tournant des Lumières ? Sa structure subit-elle des transformations qui en modifient profondément la nature ? Ayant exclu dès le départ une présentation chronologique des oeuvres, nous avons interrogé des catégories narratives pouvant être impliquées dans le processus de transformation de cette formule, telles la fonction des textes liminaires, la représentation de l'événement historique et l'ampleur assumée par la description topographique.
Il nous a donc paru possible d'attribuer à l'inclusion de matériaux traditionnellement réfractaires à ce genre, d'une part l'accentuation de sa structure fragmentaire, de l'autre le syncrétisme des formes narratives, deux modalités également représentatives du roman par lettres au tournant des Lumières. Naturellement fragmentaire, l'écriture épistolaire deviendrait " haillonneuse ", selon le propos de Pascal Quignard, et cela moins à cause de la discontinuité de sa structure plurielle que de la dislocation des discours et de l'insuffisance d'une parole en perte de fonctionnalité.
Il s'agit là du revers positif de cette lente dérive du roman épistolaire, une marque de modernité, qui nous amène, cependant, très loin des modèles canoniques.
Il nous a donc paru possible d'attribuer à l'inclusion de matériaux traditionnellement réfractaires à ce genre, d'une part l'accentuation de sa structure fragmentaire, de l'autre le syncrétisme des formes narratives, deux modalités également représentatives du roman par lettres au tournant des Lumières. Naturellement fragmentaire, l'écriture épistolaire deviendrait " haillonneuse ", selon le propos de Pascal Quignard, et cela moins à cause de la discontinuité de sa structure plurielle que de la dislocation des discours et de l'insuffisance d'une parole en perte de fonctionnalité.
Il s'agit là du revers positif de cette lente dérive du roman épistolaire, une marque de modernité, qui nous amène, cependant, très loin des modèles canoniques.

