Le roman d'un mois d'été

Par : Tristan Bernard
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  • Nombre de pages216
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.23 kg
  • Dimensions12,2 cm × 18,1 cm × 1,6 cm
  • ISBN978-2-493820-20-4
  • EAN9782493820204
  • Date de parution17/06/2025
  • CollectionLa Buissonnière
  • ÉditeurEditions 2, 3 Choses...
  • IllustrateurAdélaïde Lebrun

Résumé

C'est l'été. Paris se vide. Julien s'ennuie. Il a trente ans, des rentes et du temps libre. Il aimerait bien qu'il lui arrive quelque chose. Tomber amoureux serait opportun. Le marquis de Drouhin tombe à pic. Sa femme est adorable. Prénommée Antoinette, elle est très mince, très blonde, porte un chapeau semblable à un "jardin suspendu" . Julien s'y perdrait volontiers. Le marquis lui en donne l'occasion, il l'invite à passer l'été dans son château en Touraine.
Le jeune homme achète une malle en cuir jaune qu'il peine à remplir, peine à remplir son emploi d'amant romantique. Saura-t-il conquérir la première place dans le coeur de la belle ? Et d'ailleurs, en a-t-il envie ? La saison s'annonce, dans tous les cas, "toute parée d'imprévu" . Les atermoiements du coeur et les plaisirs de vacances se donnent rendez-vous au bord de la Loire dans ce délicieux Roman d'un mois d'été (1909).
L'amour et l'humour s'y renvoient la balle entre deux parties de lawn tennis. Cupidon tire ses flèches dans les allées du parc. Le grand Tristan Bernard (1866-1947) infléchit leur course, enfonce dans un éclat de rire les portes du vaudeville : elles donnent sur les vertiges de l'amour. Sous des dehors d'hilarante comédie, il sonde les abîmes du coeur avec modernité, joue avec ses personnages et les situations, le plaisir de lecture en sort gagnant, et le lecteur enchanté.
Tristan Bernard naît Paul Bernard en 1866 à Besançon, dans la même rue que Victor Hugo - ce qui prédispose peut-être au commerce des Muses. Elève du lycée Condorcet à Paris, il étudie pourtant le droit, s'inscrit au Barreau mais préfère aux prétoires une fabrique d'objets en aluminium qu'il dirige à Creil, la quitte pour ce qu'il préfère vraiment : la littérature et la bicyclette. En 1891, il mise aux courses sur un cheval nommé Tristan, qui lui rapporte gros, et lui emprunte son prénom pour signer les articles qu'il écrit alors dans la Revue blanche.
En 1894, directeur sportif du vélodrome Buffalo et rédacteur en chef du Journal des Vélocipédistes, il côtoie les rois de la piste et les princes de l'humour (Alphonse Allais, Georges Feydeau, etc.). Sa première pièce de théâtre, Les Pieds nickelés (1895), connaît un vif succès. Dès lors il enchaîne des comédies pleines de verve et d'esprit et des romans comme Mémoires d'un jeune homme rangé (1899), Le Roman d'un mois d'été (1909) où les femmes ont la part belle et ne manquent pas de caractère.
Figure du Paris Belle Epoque, il compte parmi les premiers rédacteurs de L'Humanité en 1904, contribue en 1917 au lancement du Canard enchaîné. Il rédige aussi de mémorables grilles de mots croisés : "Ne reste pas longtemps ingrat : l'âge." Si le temps n'émousse pas son talent, l'histoire le rattrape. Issu d'une famille juive alsacienne, il fuit l'Occupation à Cannes, est arrêté par les Allemands en 1943.
Interné au camp de Drancy, il est libéré au bout de trois semaines grâce à l'intervention d'Arletty et de Sacha Guitry. Il en réchappe mais pas son petit-fils, résistant déporté mort à Mathausen. Profondément affecté par son assassinat, il meurt à Paris en 1947.
Aux abois
Tristan Bernard
Grand Format
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