Tristan Bernard naît Paul Bernard en 1866 à Besançon, dans la même rue que Victor Hugo - ce qui prédispose peut-être au commerce des Muses. Elève du lycée Condorcet à Paris, il étudie pourtant le droit, s'inscrit au Barreau mais préfère aux prétoires une fabrique d'objets en aluminium qu'il dirige à Creil, la quitte pour ce qu'il préfère vraiment : la littérature et la bicyclette. En 1891, il mise aux courses sur un cheval nommé Tristan, qui lui rapporte gros, et lui emprunte son prénom pour signer les articles qu'il écrit alors dans la Revue blanche.
En 1894, directeur sportif du vélodrome Buffalo et rédacteur en chef du Journal des Vélocipédistes, il côtoie les rois de la piste et les princes de l'humour (Alphonse Allais, Georges Feydeau, etc.). Sa première pièce de théâtre, Les Pieds nickelés (1895), connaît un vif succès. Dès lors il enchaîne des comédies pleines de verve et d'esprit et des romans comme Mémoires d'un jeune homme rangé (1899), Le Roman d'un mois d'été (1909) où les femmes ont la part belle et ne manquent pas de caractère.
Figure du Paris Belle Epoque, il compte parmi les premiers rédacteurs de L'Humanité en 1904, contribue en 1917 au lancement du Canard enchaîné. Il rédige aussi de mémorables grilles de mots croisés : "Ne reste pas longtemps ingrat : l'âge." Si le temps n'émousse pas son talent, l'histoire le rattrape. Issu d'une famille juive alsacienne, il fuit l'Occupation à Cannes, est arrêté par les Allemands en 1943.
Interné au camp de Drancy, il est libéré au bout de trois semaines grâce à l'intervention d'Arletty et de Sacha Guitry. Il en réchappe mais pas son petit-fils, résistant déporté mort à Mathausen. Profondément affecté par son assassinat, il meurt à Paris en 1947.
En 1894, directeur sportif du vélodrome Buffalo et rédacteur en chef du Journal des Vélocipédistes, il côtoie les rois de la piste et les princes de l'humour (Alphonse Allais, Georges Feydeau, etc.). Sa première pièce de théâtre, Les Pieds nickelés (1895), connaît un vif succès. Dès lors il enchaîne des comédies pleines de verve et d'esprit et des romans comme Mémoires d'un jeune homme rangé (1899), Le Roman d'un mois d'été (1909) où les femmes ont la part belle et ne manquent pas de caractère.
Figure du Paris Belle Epoque, il compte parmi les premiers rédacteurs de L'Humanité en 1904, contribue en 1917 au lancement du Canard enchaîné. Il rédige aussi de mémorables grilles de mots croisés : "Ne reste pas longtemps ingrat : l'âge." Si le temps n'émousse pas son talent, l'histoire le rattrape. Issu d'une famille juive alsacienne, il fuit l'Occupation à Cannes, est arrêté par les Allemands en 1943.
Interné au camp de Drancy, il est libéré au bout de trois semaines grâce à l'intervention d'Arletty et de Sacha Guitry. Il en réchappe mais pas son petit-fils, résistant déporté mort à Mathausen. Profondément affecté par son assassinat, il meurt à Paris en 1947.












