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Le règne de la critique
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- Nombre de pages180
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.21 kg
- Dimensions13,5 cm × 22,0 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-7073-0274-8
- EAN9782707302748
- Date de parution01/11/2016
- CollectionArguments
- ÉditeurMinuit (Les Editions de)
- TraducteurHans Hildenbrand
Résumé
Après la rupture de l'unité de l'Eglise, les problèmes de conscience individuels ont déclenché les guerres de religion. C'est pour clore cette période d'anarchie sanglante que la monarchie institue la raison d'Etat : déchargé de toute responsabilité politique, le sujet est confiné dans le domaine des convictions morales privées ; le for intérieur et l'action extérieure, l'homme et le citoyen font désormais l'objet d'une stricte dichotomie.
Mais, au sein de l'équilibre européen, le jugement des élites ne tarde pas à affronter les lois de l'Etat. Tout en s'en cachant — et en se le cachant —, les clubs, les loges maçonniques et la République des lettres instruisent un procès politique. La critique des Lumières se conçoit en effet comme souveraine : pour elle, tout pouvoir de l'Etat est abus de pouvoir. A l'instar de l'ancienne théologie, la philosophie de l'histoire annonce le triomphe utopique de la liberté.
Tout en continuant à nier qu'on fait de la politique, on rend inéluctable la révolution. C'est la crise. Né de la fin des guerres civiles, c'est dans la guerre civile que l'Etat absolutiste va sombrer en 1789.
Mais, au sein de l'équilibre européen, le jugement des élites ne tarde pas à affronter les lois de l'Etat. Tout en s'en cachant — et en se le cachant —, les clubs, les loges maçonniques et la République des lettres instruisent un procès politique. La critique des Lumières se conçoit en effet comme souveraine : pour elle, tout pouvoir de l'Etat est abus de pouvoir. A l'instar de l'ancienne théologie, la philosophie de l'histoire annonce le triomphe utopique de la liberté.
Tout en continuant à nier qu'on fait de la politique, on rend inéluctable la révolution. C'est la crise. Né de la fin des guerres civiles, c'est dans la guerre civile que l'Etat absolutiste va sombrer en 1789.


