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Le Québec anglophone distinct du reste du Canada ?. La communauté anglo-québécoise au prsime des éditoriaux de The Gazette de 1976 à 1982
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- Nombre de pages340
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.465 kg
- Dimensions15,3 cm × 23,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-7663-0337-3
- EAN9782766303373
- Date de parution15/11/2024
- ÉditeurPresses de l'Université Laval
Résumé
Les sociétés canadienne et québécoise se sont tissées au fil des rencontres avec l'altérité. Notre analyse comparative des éditoriaux de The Gazette et du Globe and Mail s'inscrit à un moment où s'opère, sur la scène provinciale, un renversement du rapport de force entre les deux communautés linguistiques québécoises, l'anglophone et la francophone, et, sur la scène fédérale, une véritable refondation identitaire du pays.
En raison de son inscription dans la socialité franco-québécoise, le discours de The Gazette paraît être le fruit "d'un processus incessant d'échanges, d'emprunts, de négociations, de transmissions et de transformations" avec l'autre, à savoir les Franco-Québécois. Par son appropriation de matériaux culturels franco-québécois, le journal montréalais exprime une affiliation fluide et plurielle, voire de l'ordre de celle du caméléon, modifiant son épiderme selon les circonstances et les environnements.
C'est ainsi que, suivant les contextes politiques, idéologiques et discursifs, cette position est québécoise, anglo-québécoise, canadienne ou canadienne-anglaise. En incorporant la variable "Québec" au coeur de son équation éditoriale, The Gazette saisit et présente, avec plus d'empathie, de justesse et de subtilité que le fait le Globe and Mail, les enjeux liés aux réalités québécoises et canadiennes.
Dénuées du "fardeau" québécois, les analyses que publie le Globe and Mail sont plus distancées, mais aussi moins éclairées, à l'endroit de la donne québécoise, entre autres parce que le quotidien torontois n'inclut pas, ou inclut très peu, le Québec dans sa vision du Canada.
En raison de son inscription dans la socialité franco-québécoise, le discours de The Gazette paraît être le fruit "d'un processus incessant d'échanges, d'emprunts, de négociations, de transmissions et de transformations" avec l'autre, à savoir les Franco-Québécois. Par son appropriation de matériaux culturels franco-québécois, le journal montréalais exprime une affiliation fluide et plurielle, voire de l'ordre de celle du caméléon, modifiant son épiderme selon les circonstances et les environnements.
C'est ainsi que, suivant les contextes politiques, idéologiques et discursifs, cette position est québécoise, anglo-québécoise, canadienne ou canadienne-anglaise. En incorporant la variable "Québec" au coeur de son équation éditoriale, The Gazette saisit et présente, avec plus d'empathie, de justesse et de subtilité que le fait le Globe and Mail, les enjeux liés aux réalités québécoises et canadiennes.
Dénuées du "fardeau" québécois, les analyses que publie le Globe and Mail sont plus distancées, mais aussi moins éclairées, à l'endroit de la donne québécoise, entre autres parce que le quotidien torontois n'inclut pas, ou inclut très peu, le Québec dans sa vision du Canada.



