Depuis toujours, les minorités conditionnent l'évolution interne des Etats et les relations internationales, en Asie du Sud peut-être plus qu'ailleurs. Mais qui aurait deviné, avant les tragiques troubles ethniques de 1983 et 1984, que les trois millions de Tamouls hindous de l'île de Sri Lanka, à majorité bouddhiste, pouvaient menacer l'existence de l'un des joyaux de l'ancien empire britannique et même provoquer un risque d'embrasement du Sud de l'Inde, le coeur de la nation " tamoule ", où vivent plusieurs dizaines de millions de personnes, et allumer des foyers de tension, ici et là, en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, y compris dans notre pays (où trouvent refuge plus de 10 000 Tamouls, dont de nombreux Pondichériens).
L'ouvrage d'Alain Lamballe analyse avec rigueur et objectivité les conditions d'existence et le rôle politique, culturel et économique de la communauté tamoule de Sri Lanka et les impacts de cette minorité sur les relations qu'elle entretient avec l'Inde voisine et les pays occidentaux, socialistes et du tiers-monde. On découvre, non sans surprise, l'influence non négligeable jouée par une autre communauté de l'île, les musulmans, ballotés entre la majorité cinghalaise bouddhiste et la minorité tamoule hindoue et aussi, de ce fait, l'implication des pays du Moyen-Orient.
L'auteur explique les problèmes posés non seulement par la communauté tamoule autochtone, mais aussi par les Tamouls indiens venus dans l'île au XIX? siècle et, de ce fait, éclaire la situation contemporaine des Indiens d'outre-mer, arrivés à l'époque coloniale en Asie du Sud-Est, en Afrique, dans les Caraïbes et dans l'océan Pacifique. Fort bien documenté, mentionnant une abondante bibliographie, le livre nous permet de mieux comprendre les difficultés, partiellement nées de la colonisation, qu'éprouve Sri Lanka pour adapter ses structures politiques et économiques, mais aussi l'effervescence qui règne dans la province indienne du Tamil Nadu, au moment même où, à l'autre extrémité du sous-continent, les Sikhs du Pendjab revendiquent un Etat indépendant.
Depuis toujours, les minorités conditionnent l'évolution interne des Etats et les relations internationales, en Asie du Sud peut-être plus qu'ailleurs. Mais qui aurait deviné, avant les tragiques troubles ethniques de 1983 et 1984, que les trois millions de Tamouls hindous de l'île de Sri Lanka, à majorité bouddhiste, pouvaient menacer l'existence de l'un des joyaux de l'ancien empire britannique et même provoquer un risque d'embrasement du Sud de l'Inde, le coeur de la nation " tamoule ", où vivent plusieurs dizaines de millions de personnes, et allumer des foyers de tension, ici et là, en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, y compris dans notre pays (où trouvent refuge plus de 10 000 Tamouls, dont de nombreux Pondichériens).
L'ouvrage d'Alain Lamballe analyse avec rigueur et objectivité les conditions d'existence et le rôle politique, culturel et économique de la communauté tamoule de Sri Lanka et les impacts de cette minorité sur les relations qu'elle entretient avec l'Inde voisine et les pays occidentaux, socialistes et du tiers-monde. On découvre, non sans surprise, l'influence non négligeable jouée par une autre communauté de l'île, les musulmans, ballotés entre la majorité cinghalaise bouddhiste et la minorité tamoule hindoue et aussi, de ce fait, l'implication des pays du Moyen-Orient.
L'auteur explique les problèmes posés non seulement par la communauté tamoule autochtone, mais aussi par les Tamouls indiens venus dans l'île au XIX? siècle et, de ce fait, éclaire la situation contemporaine des Indiens d'outre-mer, arrivés à l'époque coloniale en Asie du Sud-Est, en Afrique, dans les Caraïbes et dans l'océan Pacifique. Fort bien documenté, mentionnant une abondante bibliographie, le livre nous permet de mieux comprendre les difficultés, partiellement nées de la colonisation, qu'éprouve Sri Lanka pour adapter ses structures politiques et économiques, mais aussi l'effervescence qui règne dans la province indienne du Tamil Nadu, au moment même où, à l'autre extrémité du sous-continent, les Sikhs du Pendjab revendiquent un Etat indépendant.