Emmanuel Bove (1898-1945) est découvert par Colette qui fait publier son premier roman Mes amis chez Ferenczi en 1924. Après ce succès s'ensuivent l'écriture et la publication de nombreux romans. Ses contemporains font son éloge mais Bove tombe rapidement dans l'oubli après sa mort. Samuel Beckett aide à le faire redécouvrir dans les années 1970 en tant qu'auteur méconnu dont il recommande le plus la lecture : "il a comme personne le sens du détail touchant".
L'écriture de Bove est en effet celle du détail, des gestes qui disent et trahissent les sentiments, les états d'âme, la condition sociale, car celle-là même déforme l'identité et le comportement. C'est avec tout cela que Bove questionne ses personnages dans la dèche parisienne des années 1920-30. Il s'en dégage une tristesse contenue, la recherche d'un idéal désespéré qui tend surtout vers la recherche d'amour ou de reconnaissance.
Car les héros naïfs de Bove sont tiraillés.
L'écriture de Bove est en effet celle du détail, des gestes qui disent et trahissent les sentiments, les états d'âme, la condition sociale, car celle-là même déforme l'identité et le comportement. C'est avec tout cela que Bove questionne ses personnages dans la dèche parisienne des années 1920-30. Il s'en dégage une tristesse contenue, la recherche d'un idéal désespéré qui tend surtout vers la recherche d'amour ou de reconnaissance.
Car les héros naïfs de Bove sont tiraillés.













